Idéologie

Bip Bip et le Coyote

L'éternelle chasse du Roadrunner (Bip Bip) par Wild E. Coyote est-elle une métaphore sexuelle, prédatrice, zoologique, anticapitaliste ou pacifiste? La célèbre série de cartoons de Chuck Jones est-elle une simple parodie des courses poursuites qui dominaient le cinéma de l'époque, une comédie sur les lois de la physique détournées ou la complainte du consommateur jamais rassasié?

Martine, une aventurière du quotidien

Soumis par Antonio Dominguez Leiva et Laurence Boudart le 14/06/2021

Dans cet épisode, Antonio Dominguez Leiva s'entretient avec la chercheure belge Laurence Boudart à propos de son plus récent ouvrage: Martine, une aventurière du quotidien, publié en mars 2021 dans la collection «La Fabrique des héros» aux éditions Les Impressions nouvelles. Ils abordent la naissance de Martine en tant qu'héroïne sans quête et sans péripéties en plein cœur des Trentes glorieuses et son évolution au fil des décennies.

Du Transperceneige au Snowpiercer

Dans cet épisode, Antonio Dominguez Leiva, Elaine Després, Simon Laperrière et Mathieu Li-Goyette discutent de l'univers du Transperceneige, de la première bande dessinée française de Lob et Rochette (1984) aux albums qui ont suivi des décennies plus tard (1999-2020). Ils abordent également le film transnational et transculturel Snowpiercer de Bong Joon-Ho (2013), et plus brièvement la nouvelle série Netflix du même nom (2019-).

Massimo Introvigne

Soumis par Antonio Dominguez Leiva et Massimo Introvigne le 17/05/2021

Dans cet épisode, Antonio Dominguez Leiva discute avec le sociologue italien et grand spécialiste des religions hétérodoxes en culture populaire, Massimo Introvigne. Ils reviennent sur sa carrière, ses intérêts de jeunesse pour Emilio Salgari, Rudyard Kipling et Luigi Ugolini, ses travaux sur la théosophie, la religiosité, le gnosticisme et l’occultisme en littérature populaire.

Politiques de l'imaginaire

La fantasy et l'horreur sont-elles de plus en plus politiques? Cet épisode réunit Antonio Dominguez Leiva, William Blanc, Anne Besson et Denis Mellier, qui discutent et débattent de la politique dans les genres de l'imaginaire, dès le 19e siècle, mais surtout à l'époque contemporaine. Ils se demandent comment les fictions parlent de politique, mais aussi comment la politique, autant à droite qu'à gauche, utilise la fiction et ses figures populaires. La culture de masse est-elle forcément aliénante ou peut-elle avoir une valeur émancipatrice? Voilà un vieux débat relancé.

La métaphore de la contagion appliquée à l’écriture littéraire

Les écrivains ayant consacré un roman au sujet de l’épidémie se servent souvent de la métaphore de la contagion pour évoquer leur fonction sociale ou leur travail de création. Qu’ils aient mobilisé cette analogie en amont ou en aval de l’écriture, ils créent un écho entre leur production romanesque et leurs essais théoriques. Parmi ceux-ci, mentionnons Albert Camus dans «La Peste», José Saramago dans «Ensaio sobre a Cegueira» («L’Aveuglement»), Jean-Marie Gustave Le Clézio dans «La Quarantaine», André Brink dans «The Wall of the Plague» («Le Mur de la Peste») et Juan Goytisolo dans «Las virtudes del pájaro solitario» («Les vertus de l’oiseau solitaire»).

Les rêveries d’un nomade collectif

 

Culture nomade, «trait nomade», esprit nomade: le mot nomade est dans l’air, souligne Kenneth White. Un mot valise ou fourre-tout, puisque l’idée et l’attitude (la posture, parfois) ont remplacé l’individu. «Culture nomade» semble pertinent donc dans la mesure où parler de «trait nomade» permet d’évoquer l’évolution vers le comportement, vers le phénomène culturel.

Le multivers théologique de Philip Pullman

Soumis par Laurence Guay-Leblanc le 12/05/2018
Cégep Gérald-Godin
Catégories: Idéologie, Fiction

Au début du XVIIe siècle, un jeune poète anglais du nom de John Milton rêve d’écrire une grande épopée destinée à glorifier l’histoire de l’Angleterre. Toutefois, 30 ans plus tard, alors qu’il est devenu aveugle, il dictera plutôt à son copiste «Le Paradis perdu» (1657), poème théologique racontant la lutte de Satan contre Dieu lui-même, alors qu’il tente de corrompre les créatures de Dieu, Adam et Ève, en les incitant à goûter au fruit défendu, celui de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Trois siècles plus tard, ce poème de Milton inspirera un adolescent britannique du nom de Philip Pullman (1946-), qui est fasciné par le personnage de Satan, être perfide selon Milton. Or, le jeune Pullman ne peut s’empêcher de voir le Diable comme le Sauveur de l’humanité, comme l’être ayant permis aux hommes de voir le monde de manière claire et lucide, ce qui, des années plus tard, l’amènera à réécrire l’histoire du péché originel sous la forme d’une trilogie romanesque.

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