Monstres en soutane

Monstres en soutane

Soumis par Marc Angenot le 13/04/2019
Institution: 
McGill University

Type récurrent de «monstre» sanguinaire, objet tout spécial d’horreur et de dégoût, et instrument politique au premier chef, le monstre en soutane constitue déjà au XIXe siècle une des grandes figures criminelles de l´imaginaire social. Le récit des crimes du clergé illustre le combat de la République contre son ennemie par excellence. On connaît la formule, lancée au parlement par Gambetta en 1877 et dont, douze, quinze ans plus tard, le succès demeure inusable dans la France radicale:

« Je ne fais que traduire les sentiments intimes du peuple de France en disant du cléricalisme ce qu’en disait un jour mon ami Peyrat: le cléricalisme? Voilà l’ennemi! (Acclamations et applaudissements prolongés à gauche) »[1].

Le cléricalisme est l’ennemi de la France républicaine. Dans le discours anticlérical de la fin du siècle, la haine du prêtre éclate en des termes surprenants de véhémence ; elle inspire des envolées qui sont des appels au meurtre:

Le prêtre par la honte de son état, par la hideur infamante de son costume, vit en dehors de la loi commune, de la solidarité. Contre lui tout est permis, clame Laurent Tailhade, poète et anarchiste, car la civilisation a un droit de légitime défense. Elle ne lui doit ni ménagement ni pitié. C’est le chien enragé que tout passant a le devoir d’abattre, de peur qu’il ne morde les hommes et n’infecte le troupeau[2].

Il s’est élaboré au cours des années une vaste thématique de haine du clergé où reviennent en vrac la «vermine noire», les jésuites et leurs conspirations, les religieuses «hystériques», les petits frères des Écoles chrétiennes pédérastes qui «salissent les mômes», les «suggestions graveleuses» du confessionnal, les «affreuses indécences» des manuels de confesseurs (re-publiés in extenso par les librairies anticléricales, ils ont contribué à donner quelques informations sur la sexualité au lectorat populaire), les «contes surannés» et «dégoûtants» de la Bible, les monstruosités d’un Jéhovah rancunier, le serpent qui «rampera sur le ventre» et Jonas dans le ventre de la Baleine, les dogmes «qui révoltent le plus élémentaire bon sens», l’opération du Saint-Esprit et l’Immaculée Conception, l’absurdité des miracles et les contradictions des Évangiles, les crimes des Papes, la Papesse Jeanne, César Borgia, l’Inquisition et ses bûchers, Torquemada, Marie Alacoque l’«érotomane» du Sacré Cœur, le ou plutôt les Saints Prépuces, la Sainte Ampoule, la Sainte Robe d’Argenteuil, Lourdes, la Salette et autres mariophanies et impostures cléricales, la «foire aux reliques», la persécution séculaire des libres penseurs et des savants, Galilée, Étienne Dolet, le chevalier de la Barre, Renan, Darwin, Francisco Ferrer, les anathèmes obscurantistes et antidémocratiques du Syllabus[3], le coût du clergé concordataire, l’«atrophie mentale» procurée par les écoles congréganistes – vaste bric-àbrac cumulatif qui forme au siècle passé une sorte de culture semi-érudite de très large diffusion.

Le Monstre en soutane est au premier rang de ces figures de haine et objets de dénonciation. Il est toujours, en des temps prudes, un pervers sexuel des «exploits» immondes duquel la presse  parle à mots couverts et codés. Or, bien des mauvais prêtres jouent d’année en année ce rôle au naturel. Les crimes cléricaux se succèdent et contribuent, en dépit des efforts du clergé pour étouffer chaque affaire, à développer la haine des prêtres. Je vais chercher à montrer cette succession de meurtres sadiques qui n’ont pu que frapper par leur répétition les lecteurs de journaux.

Titre des journaux en 1822 : «Viol et assassinat de Marie Gérin épouse Charnalet par le curé Mingrat» Antoine Mingrat est un des premiers monstres cléricaux, curé violeur et assassin, dénoncé par la presse progressiste. Il est condamné contumax en 1822 pour viol et meurtre. Il s’est enfui au Piémont et disparaît à jamais ; le gouvernement français de Charles X se garde de réclamer l’extradition car de tous temps l’Église qui ici a fait notoirement pression sur le gouvernement et le roi, a pratiqué le coverup, «l’indulgence la plus scandaleuse était réservée à un prêtre assassin».  Il est le premier connu dans toute la France par le quotidien, hors le monde catholique qui se tait, d’une longue série de «curés» criminels dont les turpitudes et les atrocités alimentent l’anticléricalisme, exacerbé jusqu’à la Séparation de 1905[4].

Un pamphlet de Paul Louis Courier, auteur de la fameuse Pétition pour des villageois que l’on empêche de danser, dénonce à travers le pieux criminel en soutane une Église hypocrite et perverse:

...je ne suis pas si animé que vous contre ce curé de Saint-Quentin. Je trouve dans son état de prêtre de quoi, non l’excuser, mais le plaindre. Il n’eût pas tué assurément sa seconde maîtresse s’il eût pu épouser la première devenue grosse, et qu’il a tuée aussi, selon toute apparence. ... on le fit curé de Saint-Opre, village à six lieues de Grenoble. Là , son zèle éclata d’abord contre la danse et toute espèce de divertissement. Il défendit ou fit défendre par le maire et le sous-préfet, qui n’osèrent s’y refuser , les assemblées, bals, jeux champêtres , et fit fermer les cabarets ... l’abbé Maingrat [= graphie de PLC] ne souffrait point qu’un bras nu se montrât à l’église, et même ne pouvait, sans horreur, dans les vêtements d’une femme , soupçonner la forme du corps. Ami du temps passé d’ailleurs, il prêchait les vieilles mœurs à l’âge de vingt ans, tonnant contre la danse et les manches de chemise. Les autorités le soutenaient, les hautes classes l’encourageaient, le peuple l’écoutait, les gendarmes aussi et le garde champêtre, qui jamais ne manquaient au sermon[5].

L’ironie bonhomme de P. L. Courier au dépens du clergé lui valait la réprobation unanime des gens de bien. Courier est mort assassiné en de mystérieuses circonstances le 10 avril 1825.

En 1826, Molitor, mauvais prêtre luxembourgeois âgé de trente ans, vagabondant en France a été renvoyé devant la Cour d’assises de Versailles[6]. Le jury, interrogé sur les questions de savoir si l’accusé Molitor avait commis les crimes de faux, de vol, d’attentat à la pudeur avec-violence étant ministre du culte et de vagabondage, a répondu affirmativement sur toutes les questions. Molitor a été condamné aux travaux forcés à perpétuité, au carcan et à la marque.

En 1827, c’est le tour de l’abbé Joseph ou Giuseppe Contrafatto. Prêtre calabrais accusé à Paris du viol d’une fillette. Le président de la cour d’assises dénonce en frémissant que le prêtre de Notre-Dame-de-Lorette, a  «foulé au pied les premiers principes, non seulement du chrétien, mais encore de l’homme sorti des mains de la nature... un enfant à peine âgé de cinq ans aurait-il pu inventer des horreurs que souvent on arrive à la fin de la vie sans avoir connues ?»[7] Le jury le déclara coupable d’attentat à la pudeur, consommé avec violence. L’abbé est condamné aux travaux forcés à perpétuité et marqué au fer TP. En 1845, l’abbé Contrafatto qui n’avait cessé de nier le crime et de poser au martyr fut gracié par le roi.

Antoine Berthet, ex-séminariste, reçu au grand séminaire de Grenoble et puis chassé pour inconduite, est en 1827 l’assassin de Madame Michoux, dont il était amoureux, tuée en pleine église. Il inspire Stendhal qui en fait le Julien Sorel du  Rouge et le Noir[8]. La fiction présente madame de Rénal (madame Michoux) comme réellement coupable d’adultère. Dans sa dernière lettre Berthet regrette non pas son crime mais de n’avoir pu suivre sa sainte vocation:

Il est bien fâcheux que j’aie manqué la carrière à laquelle je me destinais; j’aurais fait un bon prêtre ; je sens surtout que j’aurais habilement remué le ressort des passions humaines.

Le 23 février 1828, Berthet, condamné à mort par la cour de l’Isère, subit son supplice sur la place Grenette à Grenoble. «Une foule immense, composée principalement de femmes, dit la presse, se pressait dans les rues qu’il devait parcourir. ... Tous les secours de la religion lui ont été prodigués; il les avait demandés et les a reçus avec calme; les exhortations du prêtre ont un instant fait couler ses larmes.»

D’autres «curés» débauchés, pervers et/ou sadiques inspirent tout au long du siècle sinon la grande littérature du moins le feuilleton et les brochures de propagande anticléricale. Lisez si vous le pouvez Le Curé Roubignac, horribles tortures, atroces voluptés, par de la Brugère, broch. ¢ 15.  La Cour d’assises du Tarn, à Albi, a à prononcer, en mai 1835, sur les crimes immondes imputé à l’abbé Roubignac. «On devine assez l’empressement de la population à se porter aux audiences: chacun était désireux de savoir s’il était vrai comme le portait l’acte d’accusation, qu’un ecclésiastique eût épuisé sur le corps d’une demoiselle de dix-huit ans à peine, plus remarquable encore par sa piété que par sa beauté, tout le raffinement du plus honteux libertinage ; ou si, comme le clergé s’était empressé de le publier, ce procès, inouï dans les fastes judiciaires, n’avait pour cause que l’esprit d’irréligion»[9].

Un «procès inouï», non pas vraiment ! Les scandales cléricaux, disais-je, se succèdent d’année en année. En 1836, c’est l’Affaire Delacollonge, curé de Ste-Marie, près Beaune qui est  condamné à perpétuité pour assassinat avec préméditation de sa maîtresse Fanny Besson et vol avec effraction dans la caisse de la fabrique de Sainte-Marie[10]. Il étrangle sa maîtresse, dépèce son cadavre, va jeter le bas-ventre ainsi que le cœur et les poumons dans le cabinet d’aisances. L’audience est tout occupée des détails de la dissection fournis par l’accusé. Le jury lui accorde des «circonstances atténuantes» (?). Condamné aussi à l’exposition au pilori, le ci-devant curé doit être évacué sans connaissance du prétoire. Il meurt au bagne de Brest . L’abbé Delacollonge : mœurs cléricales est un roman inspiré de cette histoire, du naturaliste Francis Enne.

1840 : on peut lire la Relation complète du procès d'Eliçabide : précédée de détails inédits sur la vie de ce grand criminel enrichie des portraits des victimes de La Villette et d'Artigues. Gazay (Bordeaux)[11]. Un séminariste assassin cette fois : «il est des crimes si horribles, si hors de la nature qu'il serait à désirer qu'on pût en effacer jusqu'au moindre souvenir. Mais cela n'est pas possible. ... On est trop avide d'émotions, la presse a trop d'organes pour que le drame terrible qui va se jouer aux Assises de la Gironde, n'ait pas un effrayant retentissement.» Eliçabide entre, en 1828, au séminaire d’Oléron, y suit un cours de philosophie, après quoi il va a Bayonne où il fait sa théologie. Puis il dérape dans le meurtre sadique. Eliçabide plaide la folie : en tuant un enfant de dix ans retrouvé horriblement mutilé sur les bords du canal de la Villette, puis en commettant un meurtre sur Marie Anizat et sur sa fille, il a cédé à «une exaltation cérébrale». Le jury de Bordeaux ne retient pas un instant cette défense. Le juge prononce la peine de mort. Le coupable est guillotiné le 3 novembre 1840 dans la cour de la prison du Hâ.  La presse indignée mentionne en marge de ce récit d’horreur un fait de fétichisme morbide qui se reproduira ultérieurement :

On vient de vendre au greffe du tribunal de Bordeaux, les habits de l'assassin Eliçabide. Ils ont été adjugés à un sieur Ratblanc qui, le lendemain les a revendus à un sieur Chibire avec un bénéfice énorme. Il y a sans doute quelque spéculation phénoménale sous cet empressement que nous avons peine à comprendre[12].

Amable Parfait Delouard qui portait mal ses tendres prénoms, est un prêtre convaincu de pédophilie qui peu après indigne la France de 1841. «Delouard, qui est âgé de plus de 40 ans, est accusé de nombreux attentats à la pudeur commis sur la personne de jeunes garçons.» Bien que soutenu par ses paroissiens et surtout paroissiennes (!) Amable-Parfait Delouard qui nie tout est condamné à la peine des travaux forcés à perpétuité. Il a droit à une complainte guillerette:

Ah! Le voilà enfin jugé

Cet homme hypocrite ;

Au travaux il est condamné

Pour sa vile conduite ;

Il lui fallait des p’tits garçons ,

La faridondaine, la faridondon.

On en parle dans le pays, Biribi,

A la façon de Barbarie, Mon ami.

Affaire Cécile Combettes, tuée à l’âge de 15 ans. Le 15 avril 1847, au petit matin, le cadavre d’une jeune fille, Cécile Combette, employée du relieur du Pensionnat St Joseph de Toulouse est retrouvé, en position accroupie, dans le cimetière de St-Aubin, Haute-Garonne, au pied du mur qui le sépare du jardin des frères. Le frère Léotade aussitôt soupçonné est condamné aux travaux forcés à perpétuité pour tentative de viol et meurtre par la cour d’assises de Toulouse. Il nie jusqu’à sa mort qui se produit peu après, en 1850, au bagne. Le véritable coupable, religieux lui aussi, peut avoir été le nommé Joseph Aspe, ou Frère Ludolphe, cuisinier du couvent au moment des faits. Il aurait avoué sous le sceau de la confession. On sait que ce secret est inviolable ... au contraire des fillettes mineures.

Jean-Henri Jenny, prêtre, est condamné à son tour le 24 août 1858, par la cour d’assises du département de l’Oise, aux travaux forcés à perpétuité pour attentat à la pudeur commis avec violences. La presse diocésaine passe ces affaires comme toutes les autres sous le plus grand silence. La presse séculière en parle beaucoup.

On évoque dans les brochures, les crimes de «Molitor, Roubignac, de la Colonge» mais aussi de l’abbé Lecomte, chanoine et principal du collège de Saumur, traduit devant le tribunal d’Angers, en janvier 1841, pour avoir exercé des actes «d’une profonde immoralité» envers des enfants confiés à ses soins. Et les turpitudes de Martin, curé des Grandes-Ventes, condamné pour «violences exercées sur des femmes et des filles au-dessous de quinze ans». «Tels sont ceux que le public accuse avec raison d’avoir compromis l’honneur et la dignité du sacerdoce...»[13] Les prêtres «pédérastes» sont nombreux sous la Troisième République à comparaître en correctionnelle et aux assises. (Dans les départements les moins déchristianisés, ils sont souvent acquittés ... et les enfants qui ont diffamé un homme de Dieu sont expédiés en maison de correction.)

Une série de romans et de compilations judiciaires romancées va narrer en continu au long du siècle les «actes immondes» commis par les congréganistes, les «dégoûtants exploits» des satyres tonsurés – et de conclure ironiquement: «Mettez vos enfants chez les bons frères, ô naïfs badauds, livrez-les aux monstres de la congrégation, aux anormaux en soutane!»[14] Par milliers, littéralement, les titres  de la presse de gauche, des brochures, des feuilles volantes dénoncent les crimes du clergé :

UN VIOL COMMIS SUR UNE PETITE FILLE DE HUIT ANS et dont une des conséquences a été la communication d’une maladie honteuse à la victime[15].

L’empoisonnement est le crime des hypocrites, il est le crime des lâches et à ces titres il convient aux mauvais prêtres. En 1882, l’abbé Auriol, curé dans les Pyrénées-Orientales, fut condamné aux travaux forcés à perpétuité pour avoir empoisonné deux filles pieuses de sa paroisse dont il convoitait l’héritage. La première résistait et empêchait sa soeur de céder. A peine fut-elle morte que sa soeur ayant hérité d’elle fit son testament au profit du curé. Elle mourut à son tour onze jours après.

Le «meilleur», meilleur dans la scélératesse, de tous les «monstres en soutane» de la fin du siècle a été jugé en décembre 1889 aux Assises de l’Aveyron et condamné aux travaux forcés à perpétuité coupable sur dix-sept chefs d’accusation: abus de confiances, faux et usage de faux, vols qualifiés, attentats à la pudeur, profanation de cadavres, viols, sodomies et assassinats. Tout ceci au pluriel. Bénéficiant du soutien longanime de l’évêque de Rodez, quoiqu’il ait été d’abord chassé du petit séminaire pour vol, l’inoubliable Abbé Boudes, qui avait commencé sa carrière en empoisonnant le curé de Lagarde en versant de la morphine dans les burettes de la sainte messe et en allant engager les objets du culte pour visiter le «mauvais lieu», mit à mal pendant quinze ans plusieurs cantons de montagne dont il sodomisa éclectiquement une grande partie de la population, enfants de chœur, écolières, paroissiennes, jeunes gens — avant que celle-ci ne se rebiffe tardivement.  Il faudra 20 ans pour le voir passer en cour d’assises à la jubilation de la presse anticléricale qui accuse l’évêque de Rodez de faire pression sur les témoins. Boudes finira ses jours à Cayenne.

Revient dans les années 1880 le nom, qui apparemment dit tout et fait frémir à cette époque, de «Gamahut».[16]  Adolphe Tiburce Gamahut est lui un moine défroqué, devenu de chute en déchéance, lutteur de foire. Avec quatre complices, il égorge et assomme à coups de bouteille Mme veuve Ballerich, du 145, rue de Grenelle, le 27 novembre 1884 ... pour lui voler la somme de deux francs cinquante. Son exécution n’a pas été sans difficultés qui amusent le populo:

« Gamahut, obéissez donc !

Placez votre cou bien dessous l’mouton (bis).

Non, monsieur, je n’obéirai pas !

 J’crains les coupur’s j’suis tendre comme un’ fève

Non monsieur, je n’obéirai pas !

Bougre d’abrutis ! vous me coupez trop bas. (Jules Jouy)

Pendant plus de quarante ans, sous la IIIe république, le quotidien La Lanterne a accumulé les statistiques de crimes pédérastiques hebdomadaires et des outrages à la pudeur et attentats aux mœurs commis par les «ensoutanés».  Peu après Boudes, un autre prêtre débauché mal vu de ses paroissiens, l’abbé Albert Bruneau, d’abord chassé du petit séminaire de Mayenne pour indiscipline, mais ayant de guerre lasse reçu les ordres, est lui condamné à mort et exécuté en 1894 à Laval:  Il était accusé de malversations et du meurtre de son curé, l’abbé Fricot. ... Tout ou beaucoup suggère aujourd’hui que ce «coupable idéal» était en fait innocent.

 

 




[1] Gambetta, in Journal Officiel, 4.5.1877.

[2] La raison, 21.12.1902.

[3] Ce texte pontifical de Pie IX (1864) qui précède le Concile du Vatican et le prépare se résume en sa proposition LXXX: «Anathème à qui dira: Le Pontife romain peut et doit se réconcilier et se mettre en harmonie avec le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne». Les catholiques doivent admirer cet écrit:  «Le Syllabus brille sur les chrétiens comme un phare qui leur montre les écueils et sa lumière ne cesse pas d’importuner les enfants de la nuit et des ténèbres».

 

[4] Précis historique sur Mingrat , ex-curé de Saint-Quentin (Isère), convaincu d’avoir assassiné Marie Gérin ; suivi des pièces justificatives et du jugement qui le condamne par contumace à la peine de mort ; par Madame ***... Publié par Etienne Dory Charnalet, époux de la victime. Date d’édition : 1824

[5] Maingrat , par Paul-Louis Courier. impr. de David (Paris), édition psthume : 1830

[6] Les trois procès : de Contrafatto, prêtre sicilien ; de Sieffrid, curé de Benfeld en Alsace ; et de Molitor, prêtre allemand. Chez les marchands de nouveautés (Paris), 1827

[7] Causes célèbres de tous les peuples par A. Fouquier, fasc. Mingrat et Contrafatto. 5

[8] Madame Michoux était parente d’un conseiller à la cour royale de Grenoble, portant le même nom, et ami d’enfance de Beyle.

[9] Répertoire général des causes célèbres françaises, anciennes et modernes, 308. «Deux jeunes filles de la commune de Villeneuve, une veuve de la commune de Valence, âgée de 34 ans et mère de plusieurs enfans, ainsi que plusieurs jeunes filles de la même commune, viennent confirmer la vérité des infâmes tentatives reprochées au vicaire Roubignac.» Voir Gazette des tribunaux, 6.5.1835.

[10] Voir : Murder by a Priest, in Evening Mail, 14 March 1836, p. 1.

[11] Paraît aussi alors : Les fastes criminels de 1840. Les procès d'Eliçabide et du prince Napoléon-Louis Bonaparte. Anonyme & bien plus tard: Bouchardon, L'enfant de la Villette, Paris, Éditions de la "Nouvelle Revue critique", 1930.

[12] Les Coulisses, 18 septembre 1842

[13] Le Pèlerinage, oeuvre semi-historique et politique en douze tableaux, par Florestan [P.-J. de Sales]. A. Ledoux (Paris), 1844. 71.

[14] Le libertaire, 6.2.1904, 3.

[15] L’anticlérical, 24.8.1879, 1.

[16] Ce nom a quelque rapport avec le verbe désuet, fréquent chez Sade, «gamahucher» = pratiquer le cunnilingus ?