La culture foodie: Food&Wine magazine vs Lucky Peach

La culture foodie: Food&Wine magazine vs Lucky Peach

Soumis par Virginie Paquet le 04/06/2013
Catégories: Sous-cultures

 

Dans un long article du NYMag paru en avril 2012 et consacré à la culture foodie, le journaliste Michael Idov décrit ainsi la jeune femme qu'il a étudié et qui est à son avis l'archétype de la foodie:

Petite and stylish, with a self-­consciously goofy smile, Chang works in online and social-media marketing. She is, in culinary parlance, a civilian—her job has nothing to do with New York’s sprawling food industry or with the chattering class that’s gathered around it. Her leisure time and modest discretionary income, however, are devoted almost entirely to food and restaurants.1

L'article décrit bien le phénomène foodie, forme de sous-culture qui a pris forme dans les dernières années aux États-Unis, amenant ainsi tout un lot de produits culturels qui y sont consacrés dont une panoplie de sites Web, la chaîne télévisée Food Network, en aussi la publication en masses de livres et magazines spécialisés. Nous nous attarderons ici à comparer deux objets culturels liés à ce phénomène, un magazine plus populaire, le Food&Wine2, et une autre publication qu'on pourrait pratiquement qualifier de revue d'art, le Lucky Peach3. Nous commencerons par montrer en quoi ces publications diffèrent, tant au niveau du contenant que du contenu, et ce en nous appuyant fortement sur les théories de Pierre Bourdieu concernant le champ littéraire qu'on peut lire dans Les règles de l'art4. Par la suite, nous tenterons de démontrer que les deux publications, de par leurs différences, contribuent à renforcer ce que nous appellerons le mythe de la foodie, cette fois en nous appuyant sur les écrits de Roland Barthes dans Mythologies5 et sur les pistes proposées par Bourdieu  dans La distinction6, où il s'étend notamment sur la façon dont il est possible de se définir par ses goûts.

Dans Les règles de l'art, Bourdieu s'attarde, ainsi que le révèle le sous-titre de l'oeuvre Genèse et structure du champ littéraire, à développer sa théorie des champs. Nous utiliserons ici sa théorie et ses exemples afin de les adapter au contexte des deux revues gastronomiques qui nous intéressent. Ceci permettra de démontrer en quoi les deux publications appartiennent au même champ culturel, tout en ayant leurs différences propres qui les opposent. À noter que nous remplacerons l'expression «champ littéraire» par «champ culturel», puisque bien que les théories de Bourdieu soient faciles à transposer à l'univers auquel nous nous attardons, le mot «littéraire» semble franchement peu pertinent afin de qualifier les publications en série du domaine de l'alimentation.

Voyons d'abord ce qu'il en est du point de vue économique dans le champ culturel. Dans la partie des Règles de l'art titrée Les particularités des genres, Bourdieu s'exprime ainsi:

Du point de vue économique, la hiérarchie est simple, et relativement constante, malgré les fluctuations conjoncturelles. Au sommet, le théâtre, qui assure, pour un investissement culturel relativement faible, des profits importants et immédiats à un tout petit nombre d'auteurs. Au bas de la hiérarchie, la poésie qui, à de très rares exceptions près (comme quelques succès de théâtre en vers), procure des profits extrêmement faibles à un petit nombre de producteurs.7

Comparons donc le Food&Wine et le Lucky Peach d'un point de vue économique. Assurément, en s'attardant à cet aspect, le Food&Wine trônerait au sommet de la hiérarchie puisque ce magazine a plusieurs caractéristiques qui lui assurent une grande influence économique. D'abord, il est distribué pratiquement partout en Amérique du Nord, on peut l'acheter au dépanneur du coin si on veut, et ce tant au Canada qu'aux États-Unis. Cette information permet de présumer qu'il se vend en grande quantité à un vaste public et donc que la revue a un grand pouvoir économique dû au nombre d'acheteurs. Ensuite, la revue est imprimée sur du papier très mince, visiblement de qualité médiocre, ce qui fait économiser de l'argent à son éditeur. Qui plus est, pratiquement une page sur deux du magazine est de la publicité, assurant ainsi un revenu fiable à l'éditeur et aux contributeurs.

Le Lucky Peach, quant à lui, est tout le contraire. Pour mettre la main sur la revue, il faut s'abonner directement sur le site Internet de l'éditeur, McSweeney's, ou encore écumer les librairies indépendantes, où il est parfois vendu au numéro au même titre qu'une  monographie.  On devine ainsi que la vente de la revue assure un bien moindre revenu à l'éditeur.  Le papier sur lequel la revue est imprimée est épais et de bonne qualité, c'est nécessaire puisque la revue publie toujours au moins un essai photographique ou artistique par numéro, mais cela s'avère évidemment plus onéreux et diminue la marge de profit de l'éditeur. Enfin, il n'y a absolument aucune publicité dans la revue, à l'exception d'un appel à contribution pour le numéro à venir. Ceci nous permet de poser l'hypothèse que la revue est faite «pour l'art», peut-être même publiée à perte, par une ou des personnes qui agiraient à titre de mécènes. En somme, dans le champ culturel de la publication gastronomique, si on schématisait le pouvoir économique détenu par les deux publications, le Food&Wine trônerait au sommet de la hiérarchie des pouvoirs et le Lucky Peach serait tout en bas.

Il n'y a évidemment pas que le critère économique qui permette de positionner un objet dans un champ culturel donné. Bourdieu s'attarde aussi dans Les règles de l'art à ce qu'il appelle les critères d'appréciation:

Du point de vue des critères d'appréciation qui dominent à l'intérieur du champ, les choses sont moins simples. Néanmoins, on voit à nombres d'indices que, sous le Second Empire, le sommet de la hiérarchie est occupé par la poésie qui, consacrée comme l'art par excellence par la tradition romantique, conserve tout son prestige: malgré des fluctuations – avec le déclin du romantisme, jamais complètement égalé par Théophile Gautier ou le Parnasse, et le surgissement de la figure énigmatique et sulfureuse de Baudelaire -, elle continue à attirer un grand nombre d'écrivains, bien qu'elle soit à peu près totalement dépourvue de valeur de marché – la plupart des ouvrages comptent à peine quelques centaines de lecteurs. À l'opposé, le théâtre, à qui s'impose directement la sanction immédiate du public bourgeois, de ses valeurs et de ses conformismes, procure, outre l'argent, la consécration institutionnalisée des Académies et des honneurs officiels.8

Ici aussi, c'est un peu moins simple de classifier les deux publications sur la base de critères objectifs. Nous nous proposons de les analyser au niveau du contenu, afin d'en arriver à des conclusions qui puissent concorder avec celles de Bourdieu pour le champ littéraire. Nous analyserons donc ici deux séries de recettes qui sont proposées dans chacune des deux publications et nous nous appuierons sur ce comparatif afin d'établir la position des publications dans le champ selon les critères d'appréciation.

Dans le Food&Wine, une longue série de recettes est enchâssée sous la thématique The Legends9. Le chapeau de l'article va comme suit:

F&W is proud of the extraordinary, epoch-defining cooks who've contributed to our pages from the past 35 years. Here, our editors describe their encounter with greatness and share the lessons and recipes that have amazed them the most10.

Le reportage est ensuite constitué de cinq blocs, chacun axé sur trois recettes qui proviennent d’un chef reconnu mondialement, soit Julia Child, Marcella Hazan, Jean-Georges Vongerichten, Jacques Pépin et Paula Wolfert. À noter qu'il n'y a pas réellement d'auteur à l'article, on y crédite une éditrice intellectuelle, mais le fait que personne ne soit nommé comme ayant la paternité du contenu semble révéler un mépris pour le travail effectué dans ces pages. L'article est abondamment illustré et les recettes ne sortent pas beaucoup des sentiers battus, par exemple on nous propose le poulet rôti de Julia Child, des pâtes pour Marcella Hazan et un ragoût de bœuf pour Jacques Pépin. En somme, tout ceci ressemble fort  aux paroles que Bourdieu utilisaient pour qualifier le théâtre, soit: «… la sanction immédiate du public bourgeois, de ses valeurs et de ses conformismes, procure, outre l'argent, la consécration institutionnalisée des Académies et des honneurs officiels11.» Effectivement, dans cet article on propose un reportage sur des personnes dont la renommée n'est plus à faire et on propose des recettes qui vont à coup sûr plaire à une majorité de lecteurs.

À l’inverse, le reportage du Lucky Peach s’intitule Jellyfish: the only seafood left12 et, tel que le révèle son titre, nous propose une série de recettes à base de méduse, un ingrédient qui sort franchement du commun. Toutes les recettes sont proposées par un seul chef, le jeune Kris Yenbamroong du restaurant Night + Market, à qui on donne tout le crédit du reportage culinaire. Une mise en contexte est d'abord proposée au lecteur, puisque la sélection de recettes fait partie d'un numéro spécial consacré à la fin du monde. Lorsqu'on feuillette la revue, on constate que le thème sert de prétexte afin de présenter des ingrédients marginaux et des techniques de cuisson inusitées. En introduction aux recettes comme telles, le chef nous dit: «Note: If you know how to butcher jellyfish, feel free to break them down yourself. For my recipes, I use jellyfish that you find in plastic packets at the Japanese supermarket13.» . Voilà qui donne bien le ton et indique qu'on s'adresse à un public averti. En ce sens, dans ce que nous appellerions ici les critères d'estime du champ culturel de la publication gastronomique, nous croyons que  le Lucky Peach bénéficierait de beaucoup plus d'estime et que c'est cette fois le Food&Wine qui se retrouverait au bas de la pyramide.

En somme les deux revues correspondent tout à fait à la structure dualiste que nous propose Bourdieu pour décrire sa théorie des champs:

On peut rendre compte de la structure chiasmatique de cet espace, dans lequel la hiérarchie selon le profit commercial (théâtre, roman, poésie) coexiste avec une hiérarchie de sens inverse selon le prestige (poésie, roman, théâtre), par un modèle simple, prenant en compte deux principes de différenciation11.

Cette appartenance des deux publications au même champ dans une structure dualiste permet notamment deux choses. D'abord, de renforcer le mythe de la foodie, et aussi de permettre aux personnes qui évoluent dans ce même champ de se distinguer par le goût.

Commençons par voir en quoi consiste ce mythe de la foodie, qui nous semble essentiellement véhiculée par le Food&Wine. Pourquoi «la»? Parce que la foodie est certainement une femme. Ce n'est pas que le phénomène est exclusivement féminin, mais le mythe concerne la femme, jeune et new-yorkaise de surcroît. C'est ce que véhicule cette revue, en s'adressant directement aux femmes, tant par le contenu des reportages que par le biais des publicités.

La foodie s'intéresse à la nourriture sous toutes ses formes. C'est une Américaine, probablement une jeune professionnelle, puisqu'elle doit avoir de l'argent à investir dans sa passion alimentaire. Elle a possiblement un blogue, où elle parle de ses découvertes culinaires, certainement un compte Instagram ou celui d'une autre application entièrement dédiée à partager des photos de nourriture. Barthes disait du mythe que c'est un système de communication:

Mais ce qu'il faut poser fortement dès le début, c'est que le mythe est un système de communication, c'est un message. On voit par là que le mythe ne saurait être un objet, un concept, ou une idée: c'est un mode de signification, c'est une forme14.

Le mythe de la foodie véhicule effectivement un message, celui qu'il faut être jeune,  s'intéresser à la nourriture sous toutes ses formes et être prête à investir pour sa passion. Ce mythe est encouragé par la production de revues comme le Food&Wine, qui parviennent à rendre le mythe accessible à toutes. La revue encourage la jeune femme à se procurer ou mettre en branle les gadgets et attributs que nous avons énumérés précédemment, qu'elle s'en serve réellement ou non. L'abonnement au Food&Wine est facile et assure à la jeune femme de faire partie du mythe, même si elle préfère au fond cuisiner le poulet rôti que propose Julia Child et se contenter de lire des reportages plus ou moins développés sur les sujets auxquels elle prétend s'intéresser.

Lorsqu'il a écrit ses Mythologies, Barthes s'impatientait devant un certain «naturel» à qualifier des mythes qui étaient à son sens véhiculés par l'idéologie:

Le départ de cette réflexion était le plus souvent un sentiment d'impatience devant le «naturel» dont la presse, l'art, le sens commun affublent sans cesse une réalité qui, pour être celle dans laquelle nous vivons, n'en est pas moins parfaitement historique: en un mot, je souffrais de voir à tout moment confondues dans le récit de notre actualité, Nature et Histoire, et je voulais ressaisir dans l'exposition décorative de ce-qui-va-de-soi, l'abus idéologique qui, à mon sens, s'y trouve caché15.

Ce naturel dont parle Barthes nous semble aussi correspondre à ce mythe que nous voyons de la culture foodie, qui semble parfois créé de toute pièce. C'est tellement facile de «devenir» une foodie que toute et chacune peut l'être. N'y a-t-il pas ici une forme d'abus idéologique pour pousser à la consommation, inciter à dépenser et acheter des produits qui permettront à la jeune femme de rentrer dans ce moule? Pure création de l'idéologie ou non, le mythe de la foodie existe et le fait que cohabitent dans le même champ différents objets culturels permet aux gens qui en font partie de se distinguer par le goût.

En effet, on peut se distinguer par le goût dans la culture foodie. D'abord il existe l'idée de la foodie tel que le véhicule le mythe, donc n'importe quelle jeune femme qui s'intéresse assez à l'alimentation pour acheter le Food&Wine, mais il y a aussi la «vraie foodie», une jeune femme qui a déniché le Lucky Peach, a investi le 12$ que coûte la revue en kiosque et va dépenser encore plus d'argent pour des expériences culinaires. Bourdieu dit de la distinction par le goût:

Il est peu de cas ou la sociologie ressemble autant à une psychanalyse sociale que lorsqu'elle s'affronte à un objet comme le goût, un des enjeux vitaux des luttes dont le champ de la classe dominante et le champ de production culturelle sont le lieu. Pas seulement parce que le jugement de goût est la manifestation suprême du discernement qui, réconciliant l'entendement et la sensibilité, le pédant qui comprend sans ressentir et le mondain qui jouit sans comprendre, définit l'homme accompli16.

En somme, selon Bourdieu, la «vraie foodie» correspondrait à cette idée du pédant et mondain à la fois. La foodie comprend le phénomène, mais elle se permet quand même d'en jouir. Elle méprise un peu la jeune femme qui s'en tient au poulet rôti du Food&Wine, et se définit par son goût pour quelque chose de plus risqué, et qui coûte beaucoup plus cher à force d'investissements dans les objets culturels, les restaurants et les marchés d'alimentation. Nous ne nous étendrons pas longuement sur le phénomène ici, mais la culture foodie en est aussi une une d'ironie, la «vraie foodie» va aussi acheter le Food&Wine, ne serait-ce que pour le mépriser ensuite publiquement. C'est tout à fait dans l'idée d'une tyrannie par le goût qu'avance Bourdieu, et cette image de la foodie snob est confirmée dans l'article de Michael Idov, qui décrit le mythe de la culture foodie et parle de la part d'ironie dans la consommation:

They abhor restaurant clichés (Carnegie DeliPeter Luger) and studiously avoid chains (Olive Garden, McDonald’s) but are not above the occasional ironic trip to either. They consume food media—blogs, books, Top Chef and other “quality” TV shows but definitely not Food Network—like so many veal sweetbreads. Lucky Peach, Chang’s quarterly journal, is required reading17.

Enfin, l'idée de mépris est aussi confirmée lorsque le journaliste raconte la réaction de la jeune femme qu'il suit pour son reportage lorsqu'il lui a dit que son restaurant préféré était un restaurant qu'il qualifie lui-même de tout à fait correct, mais comme un choix prévisible:

It’s that my answer is so pathetically predictable. I should have said Torrisi, I think. No, Parm. They are probably way over Torrisi already. On the food-as-indie-rock matrix, I have just accidentally confessed to loving the Dave Matthews Band. Chang gives me a forgiving look and reaches for more crispy pork18.

En somme, la véritable foodie se distingue parce qu'elle prend le temps de rechercher ce qui est plus rare et plus cher. Elle se fait une fierté de découvrir ce qui est nouveau et de chercher les nouveaux chefs et aliments intéressants, en n'ayant pas peur de sortir des sentiers battus. En fait, elle impose la tendance qui pourra ensuite être suivie par la foodie  «de salon», celle qui se contente habituellement d'acheter le Food&Wine.

Pour conclure, cette étude du phénomène foodie nous semble être le reflet de différents paradoxes qui tendent à ressortir lorsqu'on s'intéresse à la culture populaire. En effet, si le phénomène foodie est aujourd'hui connu et accessible aux masses, c'est d'abord parce qu'une véritable sous-culture a existée et existe encore hors de ce qui constitue maintenant un mythe. Il n'est cependant pas exclu que les deux pôles du même phénomène communiquent entre eux. En effet, nous avons vu précédemment qu'il est prouvé que la «véritable foodie» s'intéresse quand même à ce qui fait le quotidien des «foodies édulcorées» qui s'en tiennent souvent à la lecture du Food&Wine. Que cet intérêt soit teinté d'ironie ne change rien à la consommation réelle de la véritable foodie, qui par exemple en achetant le Food&Wine ou en s'abonnant à la chaîne câblée Food Network, amplifie de ce fait le phénomène de masse. De plus, la foodie bénéficie tout de même de la démocratisation de sa propre sous-culture, puisqu'il y a alors aussi multiplication de tout ce qui l'intéresse. Dans la conclusion de l'Introduction aux Cultural Studies de Mattelart et Neveu, les auteurs nous font part d'un autre paradoxe concernant la culture:

S'est imposée peu à peu une notion de culture instrumentale, fonctionnelle par rapport au besoin de régulation sociale du nouvel ordre mondial sous le coup des nouveaux impératifs de la gestion symbolique des citoyens et des consommateurs par les États et les grandes unités économiques. Ce télescopage permanent du sens rend toute approche de la culture, des cultures et de leurs diversités profondément ambiguë19.

Nous croyons aussi que la culture foodie rend bien compte de ce qu'expliquent les deux auteurs. Nous avons tenté ici de nous en tenir à une approche sociologique de notre objet d'étude, mais le fait même que l'objet existe est assurément révélateur d'un système économique qui a besoin de ce type de phénomène pour parvenir à un équilibre.

 

Bibliographie

Barthes, Roland. Mythologies, [Paris], Seuil, «Coll. Points Essais», s.d. [1970], 272 p.

Bourdieu, Pierre, Les règles de l'art. Genèse et structure du champ littéraire, [Paris], Seuil, «Coll. Points Essais», s.d. [1998], 567 p.

Bourdieu, Pierre, La distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Éd. de minuit, 1979, 670 p.

Food&Wine, mars 2013, 128 p.

Idov, Michael,  «When Did Young People Start Spending 25% of Their Paychecks on Pickled Lamb’s Tongues?: Food-ism, as youth culture », NYMag, http://nymag.com/restaurants/features/foodies-2012-4 (17 avril 2013).

Lucky Peach: a quarterly journal of food and writing, no. 6, «The Apocalypse», hiver 2013, 175 p.

Mattelard, Armand et Neveu, Éric, Introduction aux Cultural Studies, Paris, La Découverte, «Coll. Repères», p. 106.

Myers, Suzy (editor), «The Legends», Food&Wine, mars 2013, pp. 91-110.

Yenbamroong, Kris «Jellyfish: the only seafood left», Lucky Peach: a quarterly journal of food and writing, no. 6, «The Apocalypse», hiver 2013, pp. 135-143.

 

  • 1. Idov, Michael,  «When Did Young People Start Spending 25% of Their Paychecks on Pickled Lamb’s Tongues?: Food-ism, as youth culture », NYMag, http://nymag.com/restaurants/features/foodies-2012-4 (17 avril 2013).
  • 2. Food&Wine, mars 2013, 128 p.
  • 3. Lucky Peach: a quarterly journal of food and writing, no. 6, «The Apocalypse», hiver 2013, 175 p.
  • 4. Bourdieu, Pierre, Les règles de l'art. Genèse et structure du champ littéraire, [Paris], Seuil, «Coll. Points Essais», s.d. [1998], 567 p.
  • 5. Barthes, Roland. Mythologies, [Paris], Seuil, «Coll. Points Essais», s.d. [1970], 272 p.
  • 6. Bourdieu, Pierre, La distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Éd. de minuit, 1979, 670 p.
  • 7. Bourdieu, Pierre, Les règles de l'art, op. cit., p. 193.
  • 8. Ibid., p. 194.
  • 9. Myers, Suzy (editor), «The Legends», Food&Wine, mars 2013, pp. 91-110.
  • 10. Ibid., p. 91.
  • 11. a. b. Bourdieu, Pierre, Les règles de l'art, op. cit., p. 194.
  • 12. Yenbamroong, Kris, «Jellyfish: the only seafood left», Lucky Peach: a quarterly journal of food and writing, no. 6, «The Apocalypse», hiver 2013, pp. 135-143.
  • 13. Ibid., p. 135.
  • 14. Barthes, Roland, op. cit., p. 211.
  • 15. Ibid., p. 209.
  • 16. Bourdieu, Pierre, La distinction, op. cit., p. 9.
  • 17. Idov, Michael, loc. cit., [en ligne].
  • 18. Ibid., [en ligne].
  • 19. Mattelard, Armand et Neveu, Éric, Introduction aux Cultural Studies, Paris, La Découverte, «Coll. Repères», p. 106.