Les sous-entendus sociaux du confinement

Fathromi Ramdlon / Pixabay
Fathromi Ramdlon / Pixabay

Les sous-entendus sociaux du confinement

Soumis par Bally, Frédéric le 15/06/2020

 

La «crise» sociale, économique et sanitaire liée à la Covid-19 est sans précédent en Occident en ce qui a trait aux conséquences, présentes comme futures, qu’elle a entraînées. Si la focalisation est mise sur l’économie par les politiques et les grands médias, nous souhaitons proposer une réflexion sociologique sur ce que représente le confinement et sur les différentes situations qui peuvent être mises au jour par celui-ci. Que veut dire être confiné ? Cet état non choisi –dans cette situation si particulière– se vit de manière différente selon le type d’habitation des individus, leurs activités, leurs moyens matériels, entre autres choses. Pourquoi certaines populations «transgressent» les règles de confinement, tandis que d’autres les respectent? Qu’est-ce qu’être confiné veut dire pour elles? Si le confinement est vu par certains comme l’occasion de réfléchir, de ralentir, de prendre du recul, il est vu par d’autres comme une situation subie, où les ressources économiques, mais aussi sociales, s’amenuisent et font craindre un futur bien sombre (soulevant cette fameuse question de «l’après»).

Le confinement est ici pris sous l’angle récent du juridique, lié à un État d’urgence sanitaire déclaré dans de nombreux pays: il s’agit de limiter les déplacements des populations en dehors de leur domicile, exception faite des déplacements essentiels, soit liés à certaines activités économiques, à des motifs familiaux ou encore à des besoins alimentaires. Le confinement est ainsi le fait d’être enfermé dans un lieu restreint, d’être entravé de sa liberté de mouvement, ici pour une raison justifiée et bien particulière afin d’éviter une propagation plus importante du virus. Chez les animaux, nous parlons de confinement lorsque le manque d’espace, d’oxygène se fait sentir. On peut donc se demander: est-ce que le manque d’espace, le sentiment d’enfermement a aussi gagné les humains?

Dans cet article, nous mettons en exergue trois sous-entendus sociaux du confinement, parmi bien d’autres possibles, qui sont assez peu abordés, alors que toute la population est touchée, selon des modalités différentes. Nous insisterons ainsi, en bon sociologue, sur ce qu’implique en termes sociaux et individuels le confinement. Nous nous poserons par ailleurs la question de la représentation du confinement grâce à  une photographie qui illustrera chaque partie de cet article, chacune nous ramenant à un des sous-entendus sociaux du confinement.

 

Confinement et cadres sociaux

La situation de confinement a été l’occasion de voir et de produire des images inédites de villes et de grandes rues désertées d’automobiles et de passants, nous renvoyant par ailleurs à tout un imaginaire «post-apocalyptique».

Crédit photo: Benoit Tessier

L’épidémie de la Covid-19 et les situations de confinement qui y sont associées sont deux situations inédites dans l’histoire récente de nos sociétés (nous parlons ici principalement des sociétés occidentales, voire d’un point de vue français), et surtout au regard de la modernité liquide (Bauman, 2005) ou de la post-modernité (Lyotard, 1979). Zygmunt Bauman décrit une modernité où les liens entre les particules (les individus) et entre les formes qu’elles prennent sont trop faibles pour résister à la moindre pression et changent ainsi constamment: il insiste sur une modernité où les individus sont en quête de repères stables et dans laquelle ceux-ci s’adaptent constamment. Cette modernité liquide s’oppose à la modernité solide, où les formes sociales et les rapports étaient à la fois mieux définis et plus stables.

Dans cette modernité liquide, l’individualité a atteint son paroxysme: les individus sont à la fois plus libres mais aussi plus responsables de leur situation. C’est l’idée de responsabilité individuelle qui est au cœur de notre société (Duvoux, 2014: 4): l’échec de chaque individu lui est renvoyé, sans prendre en compte d’éventuelles causes structurelles. Tout un chacun doit aussi agir de manière individuelle face à des problèmes collectifs: environnement, pollution, cause animale, etc. L’épidémie représente un autre exemple d’agir individuel face à un problème collectif: c’est à tout un chacun de trouver les manières de se protéger (masques, gel hydroalcoolique, heures où les personnes sont moins présentes dans les rues…) face à la propagation du virus.

Dans le cadre de cette modernité liquide, l’accélération des flux (personnes, biens de consommation, etc.) caractéristique d’une société mobile (Urry, 2005) a aussi accéléré la propagation de l’épidémie et fait craindre par ailleurs une «seconde vague». À ce titre, le confinement a réussi le tour de force de ralentir (mais pas arrêter) la machine économique mondiale, voire de l’enrayer au point de la faire dysfonctionner: le rêve partisan de la décroissance, par exemple. C’est dire à quel point cette situation de confinement est inédite et invite à repenser tout un ensemble de gestes, comportements, attitudes, représentations sociales.

Ainsi, nous faisons face à des «situations inconnues» où nous n’avons pas les cadres sociaux préexistants qui nous permettent d’agir et de comprendre ce nouveau monde transitoire (Goffman, 1974). Des situations autrefois naturelles deviennent aujourd’hui plus complexes: sortir dans la rue nécessite la vigilance de chacun et entraîne tout un ensemble de réflexions, de gestes, d’attitudes «barrières»: mettre un masque, éviter au maximum de croiser les personnes dans la rue, éviter de serrer des mains, de toucher des objets du mobilier urbain, se laver les mains souvent, éviter de se toucher le visage, faire attention en rentrant chez soi… La liste de ces «nouveaux comportements» (qui pour certains sont des comportements normaux, car limitant la propagation de tout virus ou maladie) crée ainsi de nouveaux cadres, où les représentations, les attitudes, les comportements sont repensés. Autrement dit, les gestes sociaux incorporés par tous sont remis en question et ce qui était autrefois la norme (se serrer la main) est aujourd’hui un comportement à risque, voire déviant (Becker, 1985).

Le passant, la connaissance, autrui devient un étranger potentiellement dangereux (porteur du virus) que l’on évite de voir de trop près: les déplacements –limités par le confinement– sont aussi entravés par la peur de contaminer ses amis, ses proches. Le virus se propage en effet facilement mais discrètement, et déclenche des symptômes à retardement, le temps d’incubation de la maladie étant assez long, tout en demeurant imprécis, car nous manquons de recul et d’études plus poussées. Nous sommes tous potentiellement un danger pour les autres.

Là encore le contexte modifie les modalités de rencontre avec les autres: il faut respecter une distance physique (et non sociale) pour limiter les risques de propagation et le fait de porter un masque est un exemple de plus d’un comportement autrefois déviant devenu naturel, voire obligatoire dans certains lieux publics ou privés. Le masque revêt même une attitude altruiste, puisque permettant de protéger les autres plus que soi-même (Cheng, 2020).

Comment ainsi se comporter à la caisse du supermarché? Avec son revendeur préféré de légumes sur le marché? Avec son buraliste? Quelle distance garder avec les autres clients? Quand sortir? Jusqu’où peut-on aller? Beaucoup de questions peuvent se poser aujourd’hui et s’ajoutent aux micro-choix habituels du quotidien: quel vêtement porter pour sortir, par exemple. Nous pouvons ainsi nous demander si ces multiples points d’attention nouveaux sont générateurs de stress, voire d’une certaine «fatigue d’être soi» (Ehrenberg, 2000).

Ces nouveaux cadres sociaux –dont nous n’avons par ailleurs pas encore totalement délimité les contours, même durant un déconfinement progressif– sont encore flous et fortement ignorés par les institutions: chaque localité, chaque entité tente ainsi d’organiser les choses à sa manière. La réouverture des écoles en France est un exemple du grand flou de ces nouveaux cadres sociaux qui sont encore à réinventer et qui sont générateurs d’incertitudes chez les individus.

Ces flous ont entraîné un fort taux d’amendes et de contraventions dans les premiers jours de confinement tant les individus ne saisissaient pas toutes les subtilités de ces «nouvelles règles du jeu» social: des scènes de gens discutant dans la rue, s’asseyant sur un banc ont ainsi marqué les débuts de cette période en France.

 

Confinement et solidarité

Photomontage, Crédit: Corinne Rozotte, Divergence

Cette seconde image que nous présentons, sélectionnée par le biais à une recherche avec le mot-clé «confinement» sur Google Image, montre une façade de bâtiment où chacun est chez soi, replié sur sa sphère privée. Ce moment du confinement a été une occasion –et une obligation– pour tout un chacun de se tourner vers la sphère privée, familiale, voire personnelle (Berrebi-Hoffman, 2010: 14), ne pouvant accéder physiquement à la sphère publique. Mais l’individu ne peut exister sans ce cadre social (il n’y a pas d’individu sans société) et chacun, en restant chez soi, continue de faire partie d’un tout, participe d’un effort collectif global qui vise à limiter la propagation du virus. Malgré le confinement, tout un chacun a le sentiment de faire partie d’un tout et obéit finalement à des règles collectives: cet effort repose d’ailleurs sur la croyance commune que le gouvernement sait prendre les bonnes décisions pour agir contre l’épidémie.

Par ailleurs, l’idée de responsabilité individuelle est toujours d’actualité dans cette situation: si l’individu tombe malade, c’est essentiellement le fait de ses erreurs, de ses décisions, de ses choix, et non la faute de la société, ou de ses institutions.

Ceux qui refusent de participer à cet effort collectif, autrement dit qui se font voir dehors sans masque, en famille, en groupe, sont considérés comme des déviants de la nouvelle norme (Becker, 1985). Durant cette période de confinement, les coureurs ont, par exemple, été beaucoup pointés du doigt, représentant un risque non négligeable pour eux-mêmes comme pour les autres, et exerçant une activité non essentielle. Cet effort collectif s’incarne également dans le fait que les règles de confinement s’appliquent aussi bien dans les milieux urbains que ruraux: cette interdiction de sortir du cadre de sa propriété ne veut pas dire la même chose pour celui qui habite une maison avec un terrain et celui qui habite plutôt un appartement, mais la règle est la même pour tous. Même si une sortie sur la plage ou en forêt représente pour certains peu de risques –car ils sont sûrs de ne croiser personne– on participe néanmoins à cet effort collectif en restant chez soi. Pour certains, il s’agit d’un «rituel d’expiation collective» (Lagasnerie, 2020): les soignants souffrent, des patients souffrent, donc toute la société doit être solidaire de cette souffrance. D’ailleurs, d’autres rituels pour souligner l’effort collectif et la solidarité ont vu le jour, comme les applaudissement et encouragement aux soignants (quid des autres professions soumises aussi aux dangers?) tous les soirs à 20h.

Dans le même ordre d’idée, de nombreuses plateformes numériques ou autres sont nées durant le confinement pour tenter de coordonner des échanges de services entre voisins et entre particuliers. Malgré une demande de distanciation physique, sociale, ces services se sont développés pour venir en aide à des personnes dépendantes ou plus à risques: achat et livraison de courses pour un voisin, achat de médicaments, jardinage, etc. Des plateformes virtuelles comme Solidarité Confinement ont même vu le jour pour recenser dans les quartiers ce type d’initiatives citoyennes solidaires. Ces plateformes sont les précurseurs de ce que seront les services de demain (publics et privés), davantage tournés vers le domicile que vers des structures centralisées.

 

Confinement et inégalités

On a beaucoup évoqué le virus comme étant «égalitaire», c’est-à-dire qu’il toucherait tout le monde de manière égale: en réalité, d’une part, il touche plus fortement certaines populations et certains quartiers et, d’autre part, les conséquences qu’il entraîne au niveau économique sont tout aussi inégalitaires. L’impératif «Stay at home» ou «Restez chez vous» est en réalité difficilement applicable dans bien des milieux sociaux.

Crédit: Matthieu Persan, indépendant

En effet, le confinement ne touche pas tout le monde de la même manière, c’est-à-dire que beaucoup continuent de devoir se rendre au travail (par exemple, les éboueurs, les caissières, les soignants, les travailleurs des télécoms, les journalistes, les livreurs…) et n’ont ni la possibilité de s’arrêter ni celle de télétravailler. La plupart n’ont d’autres choix que de continuer (sous peine de mettre en danger leur place ou leur revenu) et doivent ainsi se mettre en situation de vulnérabilité, d’exposition au virus. Il est évident qu’une caissière en supermarché, bien que portant une protection comme un masque, est en contact avec de multiples clients, manipule des produits touchés par d’autres et est donc très fortement exposée au virus. D’autant plus qu’avec la fermeture des marchés et l’impossibilité de s’éloigner de chez soi, le recours au supermarché est devenu incontournable pour les populations urbaines: en témoignent les fortes hausses de fréquentation de certains magasins de proximité comme les Super U, par exemple. Les hypermarchés ont quant à eux vu leurs ventes baisser étant donné leur éloignement géographique (Kantar – panel Worldpanel 2020).

Or, ces métiers à risque durant l’épidémie sont parmi les moins valorisés aujourd’hui dans nos sociétés –autant symboliquement qu’économiquement– et se situent pourtant parmi les «jobs essentiels» à l’inverse des «Bullshit jobs» décrits par David Graeber (2019). Ainsi, les catégories sociales sont particulièrement affectées aux États-Unis où, dans la ville de New York, certains quartiers populaires comptent la plupart des cas de toute la ville en raison des professions exercées par une grande part de ses habitants, des conditions de logement, du manque d’assurance maladie, et donc d’un accès plus limité aux services de santé (Noppert, 2020).

Ensuite, le confinement, bien que se voulant égalitaire, ne veut pas dire la même chose pour tout le monde. La taille du logement et le cadre de vie informent le fait de vivre plus ou moins bien la situation: les populations urbaines semblent ainsi plus touchées, car il est plus difficile et plus risqué de sortir de son logement. De même, les distances acceptées pour se rendre au supermarché, par exemple, ne sont pas les mêmes que dans un milieu rural, où l’on peut avoir à parcourir plusieurs kilomètres pour faire ses courses, en toute légalité. Les occasions de sortir sont ainsi différentes. Dans le même ordre d’idée, l’exposition à la nature, ou plutôt à la verdure, est inégalitaire, ce qui a pourtant bel et bien un effet sur l’humeur (Corazon et al., 2010) et la santé des individus (Ulrich, 1999: 80). Cela explique par ailleurs le grand volume Parisiens partis, juste avant le confinement, «se mettre au vert».

Le dernier type d’inégalité que nous souhaitons mettre en exergue ici concerne les inégalités entre les hommes et les femmes, qui prennent deux formes dans le contexte du confinement. Tout d’abord, les femmes sont surreprésentées dans les emplois du secteur des services et dans les métiers précaires à temps partiel: l’arrêt des activités liées au confinement a très fortement touché ses métiers en particulier et donc les salariées qui les exercent, et ce malgré les procédures de chômages partiels et de limitation des licenciements (Grown et Sanchez-Paramo, 2020). Ensuite, au sein des ménages, la répartition inégalitaire des tâches ménagères s’est amplifiée durant la période de confinement, avec toujours une plus grande part des tâches réalisées par les femmes, notamment s’occuper des enfants –en parallèle avec la continuité de leurs autres activités.

Au final, il faut être attentif à ces sous-entendus sociaux du confinement lorsqu’on évoque cette période inédite, et il faut tenir compte de l’amplification des inégalités existantes que l’on a soulignées ici. Il faut, à l’aube du déconfinement, réapprendre à s’adapter aux nouveaux cadres sociaux, repenser les gestes du quotidien pour les citoyens et habitants. Par ailleurs, des choses positives émergent de cette période pourtant bien sombre: si les pouvoirs publics et les citoyens sont capables d’adopter des comportements en réaction à un problème d’ordre global, on peut ainsi espérer que des comportements vertueux vis-à-vis de l’environnement se généralisent plus rapidement qu’avant.

Ainsi, le confinement et la crise actuelle –sanitaire, mais aussi économique et sociale– doivent inviter à repenser non pas un hypothétique «monde d’après», mais nos représentations et nos pratiques de l’espace dans lequel nous évoluons. L’espace urbain, habituellement aménagé selon une idéologie capitaliste (Lefevre, 1974: 18), néo-libérale (Peck et Tickell, 2002: 381) et consumériste (Bauman, 2005) doit ainsi être repensé pour la protection de ses habitants, tant en termes pandémiques que de pollution. On pourra, par exemple, en profiter pour y revoir la place du piéton et du vélo pour éviter les risques de contamination.

Alors que la méfiance envers l’autre, et notamment envers les experts (Bronner, 2013), est devenue la norme, il est temps de restaurer un état de confiance entre les experts de différents domaines, les citoyens et les politiques pour avancer ensemble vers les défis futurs de nos sociétés.

 

Bibliographie

Bauman, Zygmunt. 2005. La vie liquide, Pluriel, Fayard, 266p.

Becker, Howard S. 1985. Outsiders. Études de sociologie de la déviance. Paris, Ed. Métailié, 249p.

Berrebi-Hoffmann, Isabelle. 2010. «Les métamorphoses de l’intime: Repenser les relations entre le public et le privé au travail». Empan, vol. 1, n°77, p.13-17.

Bronner, Gérald. 2013, La démocratie des crédules, Presses Universitaires de France, Paris, 360p.

Cheng, Lilian. 2020. «Coronavirus: hamster research shows effectiveness of masks ‘huge’ in Covid-19 battle, Hong Kong scientists say ». South China Morning Post: https://www.scmp.com/news/hong-kong/health-environment/article/3084779/coronavirus-hamster-research-proof-effectiveness

Corazon, Sus, Ulrika Stigsdotter, Anne Grete Claudi Jensen et Kjell Nilsson. 2010. «Development of the nature-based therapy concept for patients with stress-related illness at the Danish healing forest garden Nacadia». Journal of Therapeutic Horticulture, no 20, p.33-51.

Duvoux, Nicolas. 2014. «Politiques d’insertion, une responsabilisation des pauvres?», dans Xavier Molenat, L’Individu contemporain: Regards sociologiques, Auxerre, Éditions Sciences Humaines, p.209-214.

Ehrenberg, Alain. 2010. La fatigue d’être soi. Dépression et société, Paris, Odile Jacob, 416p.

Gilbert Pierre. 2020. «Le Covid-19, la guerre et les quartiers populaires», Métropolitiques, 16 avril. URL: https://www.metropolitiques.eu/Le-Covid-19-la-guerre-et-les-quartiers-populaires.html

Goffman, Erving. 1974. Les rites d’interaction, Paris, Minuit, 1974, trad. d’Alain. Kihm, 240p.

Graeber, David. 2018. Bullshit Jobs, trad. par E. Roy, Paris, Éditions Les liens qui libèrent, 416p.

Grown, Caren et Carolina Sanchez-Paramo. 2020. «Femmes et hommes ne sont pas égaux face au coronavirus», Blogs Banque Mondiale, https://blogs.worldbank.org/fr/voices/femmes-et-hommes-ne-sont-pas-egaux-face-au-coronavirus-covid-19

Lagasnerie, Geoffroy. 2020. «Les “impressions dissonantes” de Geoffroy de Lagasnerie sur la crise en cours», Les Inrockuptibles, https://www.lesinrocks.com/2020/04/01/idees/idees/les-impressions-dissonantes-de-geoffroy-de-lagasnerie-sur-la-crise-en-cours/

Lefebvre, Henri. 1974. «La production de l’espace», L’Homme et la société, nos 31-32, Sociologie de la connaissance marxisme et anthropologie, p.15-32.

Lyotard, Jean François. 1979. La Condition postmoderne, Paris, Minuit, 128p.

Noppert, Grace A. 2020. «États-Unis: pourquoi les Noirs et les pauvres sont les plus touchés par le Covid-19», The Conversation, https://theconversation.com/etats-unis-pourquoi-les-noirs-et-les-pauvres-sont-les-plus-touches-par-le-covid-19-136538

Peck, Jamie et A. Tickell. 2002. «Neoliberalizing Space», Antipode, vol. 34, p.380-404. doi:10.1111/1467-8330.00247

Ulrich, Roger. S. 1999. «Effects of gardens on health outcomes. Theory and research», dans Claire Cooper Marcus et Marni Barnes (dir.), Healing gardens: Therapeutic benefits and design recommendations, New York, John Wiley & Sons, p.27-86.

Urry, John. 2005. Sociologie des mobilités, Paris, Armand Colin, 254p.