Effets de miroir ; effets de lecture. La maison des feuilles, de Mark Z. Danielewski

Effets de miroir ; effets de lecture. La maison des feuilles, de Mark Z. Danielewski

Soumis par Melissa Goulet le 23/11/2012
Catégories: Fiction

 

Le récit hyper métafictionnel qu'est La maison des feuilles pose dès le début sa construction complexe et labyrinthique. L'auteur américain Mark Z. Danielewski s'amuse avec l'aspect formel de l'oeuvre, en utilisant une grande variété de ressources. Ce qui ressort le plus (outre l'utilisation de différents caractères, de couleur, de biffage, d'onomatopées, de symboles, d'espaces, de formes, etc.) est sans contredit l'utilisation de notes en bas de page. Par celles-ci passent de nombreuses références, qui pour la plupart n'existent pas réellement: «Quant aux ouvrages cités en notes de bas de page, une bonne partie est fictive.» (Z. Danielewski: xxiv) Mais surtout, elles servent de lieu aux récits parallèles, c'est-à-dire aux autres histoires qui composent le livre.

 

Divisions (im)partielles

Premièrement, La maison des feuilles comporte trois diégèses qui s'entrecoupent et s'interpénètrent. Ceci dit, bien qu'il est possible de délimiter trois récits différents, il est impossible d'en lire un sans tenir compte des deux autres, puisque chacun trouve son sens précisément dans son rapport aux autres.

1) Il est d'abord question du Navidson Record, un film sur la vie des Navidson dans leur nouvelle maison1. Cette dernière rappelle les maisons hantées, dans la mesure où elle est pleine d'anomalies: elle est plus grande de l'intérieur que de l'extérieur, elle contient un couloir sombre qui ouvre sur un labyrinthe interminable, les murs de cette partie bougent et des grognements laissent imaginer le pire. Bref, cette maison est «vivante» et capable d'engloutir les curieux. La narration de ce premier niveau diégétique est prise en charge par Zampanò, un vieil homme qui analyse le film biographique des Navidson. Chose curieuse, «tout le projet de Zampanò tourne autour d'un film qui n'existe même pas.» (Z. Danielewski: xxiv)

2) À un second niveau s'inscrit justement l'histoire de Zampanò. Cette dernière n'est toutefois pas aussi précise, puisqu'elle se base en grande partie sur des suppositions. En effet, le narrateur (Johnny) reconstitue la démarche de Zampanò à partir de bribes d'informations qu'il possède. Pour ce faire, il rencontre plusieurs personnes qui ont été en contact avec Zampanò au cours de sa vie. Si Johnny cherche à tout savoir sur le vieil homme, c'est pour mieux comprendre le projet qu'il s'efforce de décortiquer.

3) Enfin, le troisième récit est celui de la vie de Johnny, raconté par lui-même.

Il y a donc comme un effet de domino qui se produit dans ces différentes strates diégétiques, dans la mesure où elles s'influent et s'engendrent les unes les autres. De plus, les trois récits sont découpés par la forme de l'oeuvre. Le premier est celui présent dans le corps du texte. Le second passe à la fois par les commentaires de Zampanò (en notes de bas de page ou encore dans le corps du texte, qui est en fait l'analyse du récit premier qu'est celui des Navidson), de même que par la narration de Johnny. Finalement, l'histoire de Johnny est constamment relatée en notes en bas de pages et a pour marque distinctive une police différente, qui rappelle celle de la dactylo. Il convient également d'ajouter que les notes en bas de page de ce troisième récit s'étirent parfois sur plusieurs pages, ce qui par conséquent fait qu'elles empiètent sur le corps du texte en remplissant des pages entières.

A ces trois diégèses (chaque récit ayant son propre narrateur qui commente l'histoire de celui qui le précède) il est possible de rajouter un quatrième ainsi qu'un cinquième niveau narratif2.

À un quatrième niveau, il y a l'éditeur, duquel les commentaires sont suivis de l'abréviation «Ed.».  Toutefois, nous ne lui attribuons pas sa propre diégèse, puisqu'il ne fait qu'amener quelques précisions sur l'oeuvre de Johnny, sans qu'il ait lui-même son histoire spécifique. En effet, nous ne savons absolument rien de sa vie, ni sur son identité. De plus, l'éditeur est imperméable au mal qui se propage entre les différents niveaux narratifs et qui est déclenché par l'acte de lecture. Nicolas Rouleau explique ce phénomène par le caractère exceptionnel de sa lecture, dans le sens où il ne lit pas le texte de la même manière que les autres: «C'est que le contact transgressif entre les mondes narratifs n'a lieu que par une manifestation bien particulière de l'acte d'interprétation: une façon d'interpréter qui partage les caractéristiques de ce que Bertrand Gervais nomme la lecture littéraire.» (Rouleau: 31, L'auteur souligne.) Ainsi, la lecture que fait l'éditeur diffère d'une lecture littéraire qui a pour but l'aboutissement à l'acte d'interprétation. Ici, «Son action se situe en-deça de l'acte d'interprétation. Elle se rapproche plutôt de l'explication.» (Rouleau: 31, L'auteur souligne.) Bref, l'éditeur cherche plus à faciliter la compréhension d'un éventuel lecteur que de déchiffrer le texte afin de formuler ses propres hypothèses.

Enfin, à un autre niveau, il y a la narration faite par la mère de Johnny, Pelafina Heather Lièvre, ses lettres étant publiés en annexe dans La maison des feuilles3. Celle-ci a une personnalité plus prégnante, mais n'occupe pas une assez grande place dans le roman pour que nous puissions l'inclure dans les principaux mondes narratifs. Toutefois, il y a une hypothèse formulée par une critique4 selon laquelle la mère de Johnny pourrait être à l'origine de l'oeuvre en entier, dans la mesure où elle aurait tout inventé. En ce sens, son monde serait le seul qui n'est pas fictionnel.

 

Oscillations fiction/réalité

Dans tous les cas, La maison des feuilles est une réflexion sur la frontière entre le réel et le fictionnel. Elle illustre la puissance de l'imaginaire, puisque la fiction prend ici le dessus sur la réalité.

Il arrive un moment où soudain tout semble incroyablement loin et confus, ma perception du moi déréalisé & dépersonnalisé, ma désorientation si grave que je crois réellement [...] que ce terrible sentiment de parenté avec le texte de Zampanò implique quelque chose qui ne peut tout simplement pas être, à savoir que cette chose m'a créé; et que je ne suis plus rien que la substance d'une autre voix qui s'insinue dans les plis de ce qui, même maintenant, gît ici, et me harcèle avec des histoires dans lesquelles il m'est impossible de me reconnaître; m'invente, me définit, me dirige. (Z. Danielewski: 333)

Ainsi, le personnage travaillant sur la fiction y embarque à tel point qu'il doute de sa propre réalité. Il est désormais persuadé qu'il n'est pas réel, qu'il est lui-même un produit de l'imagination. Pour Johnny, le texte est la réalité et construit tout ce qui l'entoure. Il y a donc un phénomène d'inversion entre la fiction et le réel, duquel Johnny est la victime.

Comme le dit Johnny dans son introduction, «L'ironie, n'est-ce pas, c'est que le fait que le documentaire au coeur de ce livre soit une fiction ne change rien. Zampanò savait d'entrée de jeu qu'ici, ce qui est réel ou ce qui ne l'est pas importe peu. Les conséquences sont les mêmes.» (Z. Danielewski: xxv) Ainsi, le questionnement fondamental du roman consiste plutôt à savoir jusqu'où la lecture de l'oeuvre peut aller. En effet, il ne sert à rien de s'arrêter pour s'interroger sur ce qui fait partie ou non de la réalité. Pour Johnny, la mort de Zampanò (selon lui causée par le texte) est la preuve de leur vulnérabilité. Si la fiction a un tel impact sur la réalité, c'est d'une part parce qu'elle prend vie (en prenant le contrôle) et, d'autre part, parce qu'elle la transforme (par les conséquences). Autrement dit, la lecture du livre devient rapidement une obsession qui détient un pouvoir de vie et de mort sur le lecteur.

Or, tout le pouvoir n'est pas relégué seulement au texte. En effet, les personnages-écrivains ont également le contrôle sur l'oeuvre, ne serait-ce qu'en y contribuant. Johnny, par exemple, est susceptible de modifier le texte de Zampanò, ce qu'il n'hésite pas à faire.

D'une part, il se laisse gagner par une folie qu'il aurait contractée du texte lu. Sa peur que les murs de son appartement aient bougé, sa croyance dans le fait que le texte l'aurait créé. etc., nous poussent à penser que Johnny s'est abîmé dans le monde du texte [...]. D'autre part, rappelons que Johnny n'a pas hésité à modifier le texte lu. Il l'a avoué une fois (p. 16) et nous pouvons facilement le constater au chapitre 21. Rien ne nous prouve qu'il ne l'ait pas fait ailleurs, et pourquoi pas pour la totalité du texte de Zampanò? (Rouleau: 82-83)

Cette citation montre bien le paradoxe du lecteur qui est à la fois assailli par le texte et supérieur au texte. Ce dernier l'a rendu fou, mais Johnny ne s'empêche pas de le modifier (et donc de le dominer) pour autant.

Pour sa part, Zampanò détient en quelque sorte le pouvoir absolu, puisque c'est lui qui crée l'oeuvre dont il est question. Que ce soit le texte qu'il a écrit et qui le ronge (au point de le tuer), ou encore le sujet même du texte, c'est-à-dire le film de Navidson ainsi que toute la documentation qui l'entoure, il apparaît comme le créateur suprême. À moins bien sûr que vous ne préfériez adhérer à l'idée que tout le pouvoir est entre les mains de la mère de Johnny, dont l'imagination (ou la folie) serait la seule responsable de tous les textes à l'intérieur de La maison des feuilles.  De cette façon, la fiction réintègre son rôle de fiction.

 

Effets de lectures

Ensuite, le travail de Zampanò, présent sous forme de document écrit, est en quelque sorte le reflet de la maison des Navidson: «Ajoutons que Zampanò lui-même souligne directement un rapport entre l'exploration du labyrinthe et l'interprétation.» (Rouleau: 64) En effet, tout comme la maison et son étrange couloir, l'immense texte de Zampanò suscite la curiosité. Il pousse l'explorateur, dans ce cas-ci le lecteur, à le parcourir pour en connaître tous les secrets. Le travail de lecture et d'interprétation auquel se soumet le sujet lisant (d'abord Johnny, mais également le lecteur réel - vous et moi -) est le même que celui effectué lors de cette traversée labyrinthique de l'étrange demeure. À un autre niveau, qui est en fait celui qui nous concerne, notre propre lecture de l'oeuvre de Mark Z. Danielewski participe à cette mise en abyme. D'ailleurs, bien que l'oeuvre nous offre à voir le travail d'interprétation qu'a fait Johnny de celui de Zampanò sur le documentaire (et donc les difficultés par lesquels chacun d'eux est passé), nous devons nous aussi affronter les profondeurs textuelles pour parvenir à attribuer un sens au roman. Je vous avertis, amis lecteurs, que ceci n'est pas toujours une mince affaire.

 Prenons pour exemple le chapitre neuf du Navidson Record, qui s'intitule justement «le labyrinthe». Ce dernier est particulièrement abrupt au niveau formel, ce qui a pour effet de complexifier la lecture. Pour passer au travers, le lecteur doit faire preuve d'une grande persévérance. En effet, la majorité des pages du chapitre comportent un carré bleu. Celui-ci devient en quelque sorte une balise textuelle: il contient du texte et se fait centre. Le texte qui l'entoure peut être placé dans tous les sens, ce qui nécessite de tourner le livre pour lire certains passages. Le texte que contient le carré bleu est en réalité une énumération d'objet, d'«installation ou [de] tout autre ouvrage fini» (Z. Danielewski: 121) qu'il est impossible de trouver à l'intérieur de l'étrange prolongement de la maison des Navidson. Cette énumération tout à fait éphémère (elle parle de choses qu'il n'y a pas!) se poursuit sur plusieurs pages. Toutes celles des pages de gauches sont en fait le reflet, inversées comme dans un miroir, de la page qui la précède immédiatement. 

House of Leaves

House of Leaves, par Erin Kendig

De plus, l'énumération à l'intérieur du carré bleu est loin d'être la seule dans ce chapitre. Ce dernier comporte également une liste tout aussi interminable de lieux architecturaux, de noms propres, d'oeuvres littéraires ainsi que d'oeuvres cinématographiques. Bref, ce chapitre est traversé de par et d'autre par des énumérations qui se poursuivent sur des pages et des pages. Cette prolifération de références intertextuelles contribue à la complexité caractéristique du roman.

De même, les notes de bas de page s'entremêlent de plus en plus et comportent des réflexions complexes, sur lesquelles le lecteur est amené constamment à se questionner quant à leur rapport (ou leur nécessité) à l'oeuvre. En effet, le texte est truffé de parenthèses qui sont parfois assez éloignées du sujet principal, ce qui accentue le niveau de difficulté de la lecture de l'oeuvre. Toujours dans le chapitre 9, qui est impossible de lire de façon linéaire, on plonge dans la folie interprétative du protagoniste. En effet, Johnny aurait pu déconstruire cette partie du labyrinthe de Zampanò pour augmenter le seuil de lisibilité et ainsi nous offrir une lecture linéaire. Au contraire, il ne fait que rajouter à la complexité avec ses commentaires, mais surtout avec la forme du texte.

Les notes se renvoient entre elles à l'intérieur du chapitre (et quelques-unes renvoient à des annexes et à d'autres chapitres) obligeant le lecteur à se rendre plusieurs pages plus loin ou à revenir quelques pages en arrière et à suivre la lecture à l'aide d'un signet lui servant de repère. Certaines notes obligent aussi le lecteur à retourner le livre pour lire sur le côté de la page ou à l'envers. (Rouleau: 72)

De cette façon, les notes qu'il rajoute au texte de Zampanò contribuent à la difficulté de décodage de l'oeuvre qui nous est offerte. Il est donc indéniable que la structure même du récit participe à complexifier l'acte de lecture et par le fait même le travail d'interprétation.

Aussi, la lecture de La maison des feuilles est un véritable travail de décryptage pour le lecteur réel. Tout comme le fait le personnage de Johnny, nous devons remplir les blancs (il manque des passages, des mots et des lettres) pour parvenir à comprendre le récit. Le lecteur est donc confronté, dans la mesure où il le vit, au travail du lecteur fictif qui trouve un manuscrit en lambeau et qui fait tout son possible pour le construire. Ce procédé réflexif rappelle le jeu du roman policier, dans lequel le lecteur, en tant que reflet du détective, doit accumuler les indices pour découvrir le coupable: «Ce jeu policier qui permet ainsi de solliciter l'activité d'un lecteur joueur qui, dans de tels textes, découvrira, au détour de la combinatoire textuelle, consubstantiel au jeu de l'enquête, un jeu de l'écriture.» (Mellier: 80) Un tel jeu participe à celui sur le réel et le fictionnel, dans le sens où des éléments de la fiction sont ramenés à la réalité. Dans La maison des feuilles, tous les personnages écrivant sont à la fois le reflet de l'auteur et du lecteur: de l'auteur de par l'acte d'écriture et du lecteur de par l'acte d'interprétation, car leur travail d'écriture se veut en fait un travail d'analyse. Ce procédé de réflexion va encore plus loin lorsqu'il s'insinue dans la forme même du texte. Nous avons donné plus tôt l'exemple de l'encadré bleu qui nécessite un miroir pour lire le texte qu'il contient. Un autre passage montre comment le texte intègre cet effet de miroir: les pages 478 et 479. Celles-ci comportent une pagination assez intéressante, qui n'est possible qu'avec des pages côtes à côtes. Le texte est placé de biais (en diagonal) et part pour chaque page d'un coin opposé. Cela étant, il donne l'impression que les deux pages se réfléchissent, bien que le texte soit propre à chacune d'elles. Il y a donc quelque chose à tirer du thème du miroir, qui traverse l'oeuvre de Danielewski de part et d'autre et qui exploite différentes techniques.

Par ailleurs, il convient de s'arrêter sur la place octroyée à l'auteur réel dans le roman. Celui-ci est constamment convoqué par les jeux de miroir avec les divers personnages qui le représente. Outre ce principe réflexif, il y a bel et bien une place qui lui est attribuée au sein même de l'oeuvre. Non seulement Johnny le met en garde contre le livre: «Avec un peu de chance, vous rejetterez ce travail [...] et vous continuerez de manger, de boire, de vous amuser, et surtout vous dormirez paisiblement.» (Z. Danielewski: xxvii-xxviii), mais il l'invite à participer. Pour se faire, il s'adresse directement à lui à plusieurs reprises: «Comment l'appellerons-nous? Comment l'appellerez-vous?» (525)  Le «nous» de cette citation prouve que Johnny inclue le lecteur réel dans l'oeuvre. Plus loin, Johnny déconstruit les règles du journal intime en y insérant une place au lecteur, mais aussi en y mentant: «Non mais vous vous foutez de moi ou quoi? Vous avez vraiment cru que tout ça était vrai? Du 2 septembre au 28 septembre? J'ai tout inventé. De toutes pièces.» (525) Habituellement, un journal intime n'est pas censé avoir de lectorat, encore moins en son sein même. Ici, celui de Johnny en a un. Il va même jusqu'à l'insulter: «Et si vous avez gobé cette histoire de tablette-jaune-qui-brille, eh bien c'est que vous êtes encore plus barré que moi.» (525) Une chose est sûre, Johnny remet en question les compétences du lecteur, particulièrement lorsqu'il divulgue ses indices: «En tout cas, l'absence de jurons aurait dû vous mettre la puce à l'oreille.» (525) En bref, Johnny crée un espace textuel au lecteur à l'intérieur du roman, parfois en le questionnant ou encore en lui permettant l'accès à un lieu qui est censé lui être interdit.

L'oeuvre de Mark Z. Danielewski, on le voit, déploie tous les procédés possibles, que ce soit sur le plan formel ou fictionnel, pour complexifier la tâche du lecteur, à l'image du protagoniste Johnny Errand.

En tentant le plus possible de recouvrir toutes les pratiques signifiantes mises en oeuvre dans un livre (typographie, mise en page, paratexte) et en déployant une grande complexité dans sa forme narrative (qui se développe surtout à partir de la stratification des mondes fictionnels), le roman de Danielewski force le lecteur à trouver son chemin, à travers des carrefours et des culs-de-sac, en faisant constamment des actes d'interprétation. (Rouleau: 110)

Outre les multiples strates diégétiques, l'effet miroir (avec lequel vient l'inversion) rend à la fois le texte plus ardu et intéressant. Il va sans dire que le présent travail met de côté quantité d'aspects essentiels de l'écriture de Danielewski, c'est pourquoi nous vous invitons, chers lecteurs, à relever le défi d`écrire à votre tour sur La maison des feuilles, poursuivant le sillage de Johnny Errand. Mais, attention de ne pas vous faire contaminer par le texte, il en va de votre vie!

 

Bibliographie

MELLIER, Denis. 1995. «L'illusion logique du récit policier» In Renée Balibar et al. Philosophies du roman policier. Fontenay-Saint-Cloud: École normale de Fontenay-Saint-Cloud, 133 p.

ROULEAU, Nicolas. 2007. Lectures labyrinthiques: House of leaves de Mark Z. Danielewski. Montréal: Éditions Thèse, coll. «Mémoire de maîtrise en études littéraires (Université du Québec à Montréal)», 129 p.

Z. DANIELEWSKI, Mark. 2002. La maison des feuilles. Paris: Denoël, 709 p.

 

  • 1. Selon Nicolas Rouleau, Will Navidson serait le premier narrateur, son film biographique lui servant de voix narrative. Or, son film n'existe que par la voix de Zampanò, ce qui en fait selon nous le narrateur premier.
  • 2. Comme le montre Nicolas Rouleau dans son mémoire intitulé Lectures labyrinthiques: House of leaves de Mark Z. Danielewski, publié en 2007.
  • 3. D'ailleurs, elles sont également publiées ailleurs en récit autonome, Les lettres de Pelafina, chez les Éditions Gallimard en 2005.
  • 4. Voir Rouleau, p. 83.