Fiction

Les amitiés ingouvernables: bramance des temps modernes

Malgré la montée récente des femmes sur la scène de l’humour, force est de constater qu’il semble toujours y avoir un deux poids deux mesures quant aux thématiques humoristiques qui y sont abordées. Encore trop peu de productions humoristiques féminines (du stand-up à la série télévisée) ont recours à un humour scatologique, grivois, osé. Or, prenant en exemple la série étatsunienne «Broad City», créée, écrite et jouée par Abbi Jacobson et Ilana Glazer, cette réflexion cherchera à comprendre comment l’humour du bas corporel peut occasionner un renversement des représentations du corps féminin et ainsi en permettre la réappropriation.

Stella, féministe au firmament? «The Fall», anatomie des violences masculines

Comment subvertir une forme fondée sur le trope des «femmes dans le frigidaire»? Comment donner à voir ces meurtres comme appartenant, de façon certes particulièrement brutale, à un continuum de violences masculines à l’égard des femmes? Comment jouer avec/déjouer l’horizon d’attente du public? Voici quelques-unes des questions qui orienteront ma réflexion afin de proposer, au travers de cette fiction spécifique, des pistes pour penser une écriture féministe au sein même de cadres qui ne semblent pas propices à son développement.

Entre réflexivité et incarnation. Articulation d’une relation entre soi et l’autre dans la saga Harry Potter

Dans une entrevue qu’elle donne dans le cadre de l’émission spéciale «Harry Potter and Me», sur la BBC en 2001, J.K. Rowling, l’auteure de la série à succès Harry Potter, témoigne de son étonnement. Jamais, même dans ses rêves les plus fous, elle n’aurait pu s’attendre à un tel succès ni n’aurait pu imaginer un tel engouement pour les aventures de son petit sorcier. Pourtant, les curieux l’ont noté, un des personnages de Harry Potter à l’école des sorciers prédisait un tel phénomène dans le premier chapitre, telle une prophétie, mettant en abyme le destin fabuleux de Harry Potter: «On écrira des livres sur lui. Tous les enfants de notre monde connaîtront son nom!» (ES, 22). La saga, vendue à plus de deux cent cinquante millions d’exemplaires, en soixante langues et dans deux cents pays (Bertrand, 79), est décidément un phénomène littéraire extraordinaire.

Des Autres au service de l'espion

Deux espions de camps farouchement opposés et pourtant liés par le même modus vivendi: suivre les règles d’un jeu dont ils ne sont que les pions. Le fameux Max est, le temps d’un épisode, le jumeau maléfique d’OSS 117, le grand espion de la C.I.A. aux lointaines origines françaises. Cet as de l’espionnage a été le meilleur agent de M. Smith de 1949 à 1992 et dans plus de 240 épisodes. Née de la plume de Jean Bruce, l’écriture est devenue une affaire de famille puisque le flambeau a été repris par Josette, sa femme, en 1966 puis par ses enfants Martine et François en 1987.

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