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TABLE RASE

Dans le cadre du colloque Femmes ingouvernables: Repenser l’irrévérence féminine, Vicky Bertrand, Marie-Anick Blais, Catherine Chabot, Sarah Laurendeau et Marie-Noëlle Voisin ont présenté un extrait de la pièce TABLE RASE. Cette création collective, mise en scène par Brigitte Poupart et produite par Transthéâtre a été présentée au théâtre Espace libre à l’hiver 2015 puis en reprise en janvier 2017. La projection a été suivie d’une discussion animée par Samuel Archibald et portant sur la conception de la pièce, l’interprétation du texte et les enjeux de mise en scène.

Une société de violence, la réponse des guerrières. De la science-fiction punk en bande dessinée

On a souvent une vision archétypale de la bande dessinée lorsqu’il s’agit d’illustrer l’héroïsme et ses manifestations. Peu importe le continent, le guerrier semble devoir être un homme blanc, qu’il s’agisse de Superman, d’Obélix ou de Sangoku. Pourtant, les contre-exemples abondent depuis les années 1970-1980. Nous allons comparer deux bandes dessinées dans lesquelles la figure de la guerrière s'illustre particulièrement: le manga cyberpunk «Gunnm» (1990-95) de Yukito Kishiro et le comic book steampunk «La Ligue des Gentlemen Extraordinaires» (1999-2015) d'Alan Moore.

Jessica Jones, détective féministe, et son enquête sur le consentement

Il me semble que les séries télévisées, depuis une vingtaine d'années, ne cessent de nous renvoyer une image de nous-mêmes, un portrait qui ne peut échapper à une réflexion sur les représentations que projettent des personnages singuliers, mis en scène dans des scénarios souvent très près de la réalité. J'aimerais questionner ce qu'ils disent sur notre société, et surtout sur celle dans laquelle les femmes vivent. S’il ne s’agit pas de mon domaine d’expertise, que mes réflexions relèvent surtout de sentiments ancrés dans le divertissement, je ne pouvais passer sous silence ce que Jessica Jones a d’une femme ingouvernable, qui tient d’une force tranquille n’attendant que le bon moment pour frapper là où ça fait mal.

Les femmes ingouvernables en science-fiction

Les femmes en science-fiction évoluèrent au même titre que la société qui produisit ces œuvres. Passant d'éléments indésirables à personnages incontournables, leur transformation dramatique est représentée dans cet article au travers de l'analyse d'œuvres de différentes époques afin de souligner le rôle que les auteurs leur attribuèrent.

Les amitiés ingouvernables: bramance des temps modernes

Malgré la montée récente des femmes sur la scène de l’humour, force est de constater qu’il semble toujours y avoir un deux poids deux mesures quant aux thématiques humoristiques qui y sont abordées. Encore trop peu de productions humoristiques féminines (du stand-up à la série télévisée) ont recours à un humour scatologique, grivois, osé. Or, prenant en exemple la série étatsunienne «Broad City», créée, écrite et jouée par Abbi Jacobson et Ilana Glazer, cette réflexion cherchera à comprendre comment l’humour du bas corporel peut occasionner un renversement des représentations du corps féminin et ainsi en permettre la réappropriation.

Stella, féministe au firmament? «The Fall», anatomie des violences masculines

Comment subvertir une forme fondée sur le trope des «femmes dans le frigidaire»? Comment donner à voir ces meurtres comme appartenant, de façon certes particulièrement brutale, à un continuum de violences masculines à l’égard des femmes? Comment jouer avec/déjouer l’horizon d’attente du public? Voici quelques-unes des questions qui orienteront ma réflexion afin de proposer, au travers de cette fiction spécifique, des pistes pour penser une écriture féministe au sein même de cadres qui ne semblent pas propices à son développement.

Entre réflexivité et incarnation. Articulation d’une relation entre soi et l’autre dans la saga Harry Potter

Dans une entrevue qu’elle donne dans le cadre de l’émission spéciale «Harry Potter and Me», sur la BBC en 2001, J.K. Rowling, l’auteure de la série à succès Harry Potter, témoigne de son étonnement. Jamais, même dans ses rêves les plus fous, elle n’aurait pu s’attendre à un tel succès ni n’aurait pu imaginer un tel engouement pour les aventures de son petit sorcier. Pourtant, les curieux l’ont noté, un des personnages de Harry Potter à l’école des sorciers prédisait un tel phénomène dans le premier chapitre, telle une prophétie, mettant en abyme le destin fabuleux de Harry Potter: «On écrira des livres sur lui. Tous les enfants de notre monde connaîtront son nom!» (ES, 22). La saga, vendue à plus de deux cent cinquante millions d’exemplaires, en soixante langues et dans deux cents pays (Bertrand, 79), est décidément un phénomène littéraire extraordinaire.

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