Cinéma

Ultron avec Sade (1) ou Pourquoi les (super)méchants veulent-ils (inlassablement) détruire le monde?

C’est bien connu, tout supervilain qui se respecte, du Lord Business de Lego (2014) à Ultron dans le nouvel Avengers (2105), est tenté à un moment ou à un autre par l’idée de détruire le monde. Certes, il y a tous ceux qui veulent tout simplement (voire, oserait-on dire, tout bêtement) le conquérir, motif napoléonien cristallisé dans le roman populaire de l’âge bourgeois, notamment chez Jules Verne («Robur le Conquérant» aspirant à devenir le «Maître du monde» dans le roman éponyme de 1904), anticipant sur la théorie nietzschéenne de la «volonté de puissance». Il s’agit là de l’ambivalence même de la figure mégalomaniaque (conquérir/détruire) qui illustre la dynamique entre possession et destruction de l’objet caractéristique du sadisme de la petite enfance tel qu’étudié par la psychanalyse (et notamment Karl Abraham).

MAD MAX POST-POST-APO

Soumis par Jean-Michel Berthiaume et Francis Ouellette le 04/06/2015
Catégories: Dystopie, Cinéma
No.60.POST-POST-APO ou la fin du début de la fin...encore!
 
Entre les deux triomphes de MAD MAX, la post-apo, plus particulièrement sa variante routière, s'incarnera d'une multitude de manière dans plusieurs médiums.
 
Du bis italien aux jeux vidéos, de l'essai universitaire aux comics-books, Pop-en-stock dresse un portrait des variantes du genre et un best of. What a lovely day! 

Mad Max Overdrive

Catégories: Dystopie, Cinéma
No. 59 MAD MAX OVERDRIVE ou le début de la fin d'une certaine idée de la fin. 

 
Messie-samourai récalcitrant du genre de la post-apo, MAD MAX (la saga et le personnage) sont devenus les skidmarks laissées sur l'autoroute de la Pop après une course effrenée et chaoteuse (oui, oui chaoteuse). Mais quels sont les précurseurs? Les héritiers? Quel est l´étendue, le sens, la valeur de ce sous-genre? 
 
 

Les sculpteurs de chair

Directeur(s): 

La greffe a une double nature. C’est une chirurgie que l’on ne pratique pas gratuitement puisqu’elle est censée vaincre un danger ou améliorer une situation; elle devrait donc conférer au greffé un état plus souhaitable et «normal». Elle traduit aussi une volonté de repousser les limites du savoir, ce qui peut amener son praticien à reconsidérer la nature telle qu’on l’envisage habituellement tout en soulevant d’importants enjeux éthiques. Tandis qu’on met surtout l’accent sur l’aspect restaurateur des greffes réelles (la médecine qui guérit, la chirurgie esthétique qui répare ou embellit, etc.), les greffes imaginaires comportent fréquemment une forte composante instauratrice, étant souvent effectuées par des chirurgiens correspondant à l’archétype du savant fou. Comme le montrent des personnages aussi célèbres que les docteurs Frankenstein et Moreau, entre autres exemples, il s’agit moins, alors, de régler un problème que de s’abandonner à l’enthousiasme d’inventer des créatures, qu’elles soient humaines ou hybrides. D’autres greffeurs et greffés sont apparus dans la littérature et au cinéma à partir du XXe siècle, leurs aventures évoluant selon les contextes et les genres (science-fiction hard, fantastique, gore, etc.).

Le greffon rebelle: aux sources d’un leitmotiv littéraire et cinématographique

La greffe est un sujet privilégié dans les productions culturelles – littéraires ou cinématographiques – relevant des genres du fantastique, de l’horreur et de la science-fiction. Les récits, romans et films ayant fait la part belle à la greffe sont nombreux. Certaines de ces œuvres – pensons, entre autres exemples, aux romans «Frankenstein» (1818) et «The Island of Dr. Moreau» (1896) – jouissent même d’un statut fort enviable dans leurs sphères respectives, leurs personnages principaux devenant les représentants par excellence d’une science ambitieuse, voire trop sûre d’elle-même. Mais on peut penser, aussi, aux incalculables productions de série-B qui ont enrichi l’imaginaire de la greffe en proposant des chirurgies délirantes aux effets tantôt graves, tantôt humoristiques.

Le cabinet des docteurs Genessier et Ledgard: portraits de greffeurs

Dans ce qui suit, j’entends comparer deux greffeurs fictifs: le docteur Genessier, qui apparaît dans «Les yeux sans visage» (1960) de Georges Franju, et le docteur Ledgard, vedette de «La piel que habito» (2011) de Pedro Almodóvar. Bien que ces films aient été produits dans des cultures – à des époques – différentes, et dans une esthétique qui l’est aussi, la comparaison s’insinue jusqu’au spectateur par une multitude d’avenues.

Mécanique des super-vilains

Soumis par Antonio Dominguez Leiva le 07/05/2015

Certains méchants des films ou BD de superhéros, comme le Joker dans Le chevalier noir ou Ultron dans le nouvel Avengers, veulent anéantir le monde plutôt que le conquérir. Leurs motivations doivent cependant demeurer vagues. «Il ne faut pas qu'ils soient très convaincants dans leur façon d'expliquer pourquoi il faut détruire le monde, sinon ça peut créer des problèmes philosophiques assez nietzschéens.»

Thèmes et concepts: 
Auteur(s): 
Antonio Dominguez Leiva

The Night of the Loving Dead: Hybridité entre le roman d’amour et le roman d’épouvante dans «Warm Bodies»

Le mort-vivant envahit, depuis le tournant des années 2000, pour citer Antonio Dominguez Leiva, «les moindres recoins de l’iconosphère globale» (2010: 19). On le retrouve désormais comme sujet central de productions humoristiques (Shaun of the Dead, Fido, Zombieland), ou encore comme trame de fond d’histoires romantiques (Pride and Prejudice and Zombies, la collection Harlequin Take a Bite out of Zombie Fictions). Porté par cette vague et sans nul doute inspiré par le succès connu par Twilight, l’auteur Isaac Marion a fait en 2010 le pari fou de pouvoir écrire une histoire d’amour qui mettrait en vedette une adolescente et... un mort-vivant!

Peur et technologies, les effets d’un monde en crise dans les nouveaux Batman

Pour évoquer le personnage de Batman, qui pourrait constituer une image d’Epinal du vigilante et du justicier masqué dans l’imaginaire collectif, il faut rappeler que sa carrière est longue et s’exprime sur des supports variés. Héros de comics books avant tout, il fut depuis sa création par Bob Kane et Bill Finger en 1939 décliné sur tous les supports: télévision, cinéma, romans, jeux vidéo et de multiples produits dérivés. Ainsi, lorsque le premier long-métrage éponyme de Tim Burton voit le jour en 1989, c’est un personnage déjà connu depuis de nombreuses années qui prend vie pour le grand public, reprenant un personnage porté à l’écran à de nombreuses reprises auparavant.

La chasse à l'homme

Soumis par Antonio Dominguez Leiva le 19/03/2015

Dans sa chronique à l'émission «Plus on est de fous, plus on lit», le professeur de littérature Antonio Dominguez Leiva retrace l'évolution de la chasse à l'homme à partir de ses exemples les plus célèbres, de la première course-poursuite au cinéma, celle dans «Stop Thief», en 1901, jusqu'aux jeux mortels de «Hunger Games», en passant par «Birth of a Nation» et «Délivrance».

Thèmes et concepts: 
Auteur(s): 
Antonio Dominguez Leiva

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