Figures contemporaines

Sémiotique de la chrétienté dans la série Vikings

Soumis par Jordan Diaz-Brosseau et Roxane Maiorana le 03/11/2015
Catégories: Violence

Pour les gens ayant traversé la décennie 90, une des premières figures vikings popularisées fut celle des Lost Vikings, légendaire jeu de Super Nintendo sorti en 1992 avec une suite en 1994. Nous nous souviendrons sans problème de la caricature prononcée des trois protagonistes de par leurs casques avec des cornes, leur pilosité rousse ou blonde mal contenue, leurs caractéristiques spécifiques, la swiftness (rapidité) d’Erik, la fierceness (férocité) de Baleog ainsi que la stoutness (réunissant à la fois corpulence et solidité) d’Olaf, en plus de leurs armes qui sont, sommes toute, assez typiques (l’épée, l’arc et le grand bouclier rond).

De l’influence des mouvements littéraires et artistiques sur les suites et variations données aux aventures et personnages de Sherlock Holmes

Sherlock Holmes cartésien ou Sherlock Holmes schizophrénique (Grenier-Millette, 2013); Watson simple faire-valoir ou indéfectible ami nécessaire à l’action; le Londres moderne et sociologiquement organisé, ou le Londres fantasmé des bas-fonds et des milieux mêlés: l’écart entre les représentations des personnages et l’atmosphère du récit est considérable dans les différentes adaptations des récits de Conan Doyle.

L'effet de la banlieue américaine sur les intellectuels dans «Revolutionary Road»

Sam Mendes. «Revolutionary Road» (2008)
Soumis par Roxanne Côté le 23/02/2015
Catégories: Dystopie, Idéologie

Certaines œuvres sont marquées par leur contexte de production beaucoup plus fortement que d’autres. Les transgressions entre la culture d’élite et la culture populaire ont permis à différents auteurs de traiter de réalités populaires dans des œuvres marquantes pour l’art et la culture. Revolutionary Road, écrit en 1961 par Richard Yates, relate les effets de la vie banlieusarde et de ses idéologies sur le quotidien d’êtres anticonformistes. L’adaptation cinématographique de Samuel Mendes, faite en 2008, reprend le fil conducteur de l’histoire, mais amincit le propos en élaguant certains éléments primordiaux de l’œuvre littéraire.

Le tueur à gages: la justice et son changement de paradigme

Soumis par Claudia Jessica Dubé le 09/12/2014
Catégories: Violence

Comme l’explique Thomas Pillard dans un article de la revue Transatlantica, les films noirs sont «des films où l’acte de tuer et le fait de mourir sont des événements narratifs à la fois probables, “sérieux” et décisifs, sur lesquels reposent véritablement les intrigues des films ainsi que leur ampleur dramatique» (Pillard, 2012). De plus, les personnages mis en scène dans ce type de cinéma se retrouvent victimes de leurs propres faiblesses.

L'imaginaire de la fin: réflexivité du paradigme terminal

Soumis par Christian Guay Poliquin le 02/12/2014
Catégories: Dystopie, Fiction

«Don’t name it.» Voici ce qu’a dit le jeune Carl à ses cadets lorsque ces derniers donnaient des noms aux «zombies» qui se pressaient sur le grillage de la clôture, devant eux. «Don’t name it.» Bien sûr, le jeune protagoniste de la série télévisée The Walking Dead insinuait par cela que cette masse de morts-vivants était dépourvue d’individualité. Mais, à plus forte raison, cette réaction signale aussi une posture devant une catastrophe dont aucun indice ne permet de dévoiler l’origine ou la signification.

Port Tropique: déconstruction de l'aventure

Port Tropique fait écho à des romans et des récits d’aventures passés tout en ancrant son histoire dans un contexte moderne. Les récits d’aventures ont revêtus des formes différentes avec le temps et ont condamnés différemment les pensées et les rêves de ceux qui lui étaient soumis. En effet, comme le dit si bien Venayre, l’aventure est d’abord une représentation, une image de la réalité plutôt que la réalité elle-même.

Voyage au bout de la route

La problématisation du roman d’aventures qui se dessine au tournant du XXe siècle ne crée pas une coupure nette avec les codes traditionnels de ce genre littéraire. Au contraire, le récit moderne réinvestit plutôt ceux-ci à la lumière des événements sociaux ayant troublé cette période historique: événements démontrant, par leur nature, le leurre que constitueraient une perception manichéenne du monde jouxtée à une fin harmonieuse où le «bon» serait récompensé et le «méchant» puni.

Persona masculine et culte chez Humphrey Bogart et Woody Allen

Soumis par Alexis Ross le 09/11/2014

Plutôt que des œuvres, il survient parfois que des individus deviennent objets de culte. Qu'ils soient les auteurs de leur propre cinéma ou simplement participants d'une filmographie plus diversifiée– c'est le cas des acteurs, notamment– ces figures doivent malgré tout, pour passer d'artisans du cinéma à des images mythiques de cet univers, construire à travers leur parcours, de film en film, une image cohérente d'elles-mêmes sur laquelle pourra se fixer l'attention des cultistes. Cette image, c'est la persona, la représentation de soi qui émerge, dans ce cas-ci, des films.

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