Archéologie du contemporain

Le Dinosaure que donc je suis? Évolutions et réécritures des rapports inter espèces (XIXe – XXIe siècles)

 

Par définition, est «dinomaniaque» toute personne qui est obnubilée par les dinosaures. Cette passion dévorante est d’une telle ampleur qu’elle finit par modifier celui qui en est touché dans son être et par le caractériser; on ne naît pas dinomaniaque, on le devient.

Ce constat, qui fait état d’une affection accompagnée d’une (re)configuration de soi par l’autre, n’est pas sans rappeler la passion que Jacques Derrida portait pour l’animal, dont témoigne la publication à titre posthume de L’Animal que donc je suis.

Thunderbirds et os sacrés: le dinosaure dans les légendes et cultures indiennes d’Amérique

 

Le sol nord-américain regorge d’ossements de dinosaures. Si l’on connaît aujourd’hui assez bien l’intérêt des premiers colons et explorateurs européens suscité par les multiples découvertes d’ossements, souvent avec l’aide des tribus locales d’Indiens, on connaît encore peu, en revanche, ce que ces tribus pouvaient en penser et ce qu’elles en faisaient. Comme le paléontologue américain David Weishampel l’a remarqué: 

Aux origines de la popification cinématographique

Soumis par Paul Bleton le 11/01/2016
Catégories: Fiction, Crime, Esthétique

Depuis le promontoire de notre postmodernisme recycleur, la «popification» semble bien la moindre des choses. Outre l’appel des œuvres à l’érudition pop du public et la pertinence du strabisme interprétatif lors de l’acte de réception (un œil sur l’œuvre recycleuse et un autre sur son modèle recyclé reconnu), cet air du temps incite aussi le discours critique à rivaliser d’audacieux courts-circuits historico-esthétiques, de sagaces reconnaissances.

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