Nous accueillons dans cette section des articles individuels sur toute question ayant trait à la culture populaire contemporaine et qui ne s’inscrivent pas (pour l’instant) dans aucun des dossiers thématiques proposés.
 
La longueur des articles est variable. POP-EN-STOCK accepte une limite inférieure équivalente à sept ou huit pages (3000 mots), afin de favoriser la publication rapide, mais peut aussi accepter des articles beaucoup plus longs selon l’offre (n’étant pas limitée par un impératif de préservation de la forêt boréale).
 
POP-EN-STOCK étant en perpétuelle évolution, certains de ces articles seront éventuellement intégrés à de futurs dossiers thématiques au fur et à mesure de leur création, selon des critères de cohérence et de pertinence.

Zone Libre

Résultats de la recherche

    «Minority Report», «Lock out» et «The Purge»: la science-fiction comme reflet des enjeux carcéraux actuels

    Soumis par Daniel R. Pelchat le 03/07/2018

    La prison est un espace social où, derrière de hauts murs qui protègent des regards, la violence de l’État s’exerce dans toute sa nudité. Cette incapacité à voir ce qui se produit à l’intérieur de ces murs pour tous ceux qui sont situés à l’extérieur alimente une curiosité que l’imaginaire cherche à satisfaire. Ainsi, il n’est pas étonnant que les œuvres de fictions regorgent de représentations d’espaces carcéraux, que ce soit dans les livres, les films ou les séries télévisées.

    Guerre et complexité narratologique dans «Le tombeau des lucioles» de Isao Takahata

    Soumis par Karolyne Chevalier le 03/07/2018

    La guerre moderne vient à changer le rapport préalable que nous avions avec sa mise en fiction, d’abord dans la littérature puis ensuite au cinéma. Plusieurs remettent en question sa légitimité et celle des autorités qui la valident. Plus encore, les cinéastes et les écrivains montrent la volonté de faire contrepartie à cette représentation d’un idéal épique au profit d’un imaginaire, sinon plus réaliste, qui en révèle au moins les nuances. La guerre est décrite pour ce qu’elle implique de souffrances, de monstruosité et de terreur: le sentiment d’une fin. Pourtant, au-delà de la mort qui surplombe tout, l’humanité résiste en contrebas.

    La téléréalité comme acte littéraire

    Soumis par Charles Gauthier-Ouellette le 26/06/2018

    Des programmes de séduction télévisés aux émissions de survie en conditions extrêmes, force est de constater que la télévision au tournant du 21e siècle adhère à une toute nouvelle esthétique favorisant un contact direct avec le public. Dans ces programmes, les notions de spectateur et d’acteur se brouillent au profit d’une conception plus perméable des rôles. La téléréalité se donne ainsi le prétexte d’offrir un espace loin du script des émissions traditionnelles; en d’autres termes, elle cherche à capter le réel sans filtre. Le livre «Valérie par Valérie», signé LA RÉDACTION –groupe composé de plusieurs écrivains, dont Christophe Hanna en est le principal acteur–, cherche à transcrire le passage d’un paradigme X à un paradigme Y de la culture de masse à travers le discours d’une participante de l’émission «The Bachelor 2», diffusée en France au début des années 2000.

    Le multivers théologique de Philip Pullman

    Soumis par Laurence Guay-Leblanc le 12/05/2018
    Cégep Gérald-Godin
    Catégories: Idéologie, Fiction

    Au début du XVIIe siècle, un jeune poète anglais du nom de John Milton rêve d’écrire une grande épopée destinée à glorifier l’histoire de l’Angleterre. Toutefois, 30 ans plus tard, alors qu’il est devenu aveugle, il dictera plutôt à son copiste «Le Paradis perdu» (1657), poème théologique racontant la lutte de Satan contre Dieu lui-même, alors qu’il tente de corrompre les créatures de Dieu, Adam et Ève, en les incitant à goûter au fruit défendu, celui de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Trois siècles plus tard, ce poème de Milton inspirera un adolescent britannique du nom de Philip Pullman (1946-), qui est fasciné par le personnage de Satan, être perfide selon Milton. Or, le jeune Pullman ne peut s’empêcher de voir le Diable comme le Sauveur de l’humanité, comme l’être ayant permis aux hommes de voir le monde de manière claire et lucide, ce qui, des années plus tard, l’amènera à réécrire l’histoire du péché originel sous la forme d’une trilogie romanesque.

    De haut en bas: la figure de l’Elfe chez Tolkien et Rowling

    Soumis par Marie-Hélène Dion et Sylvie Vartian le 12/05/2018
    Cégep Gérald-Godin
    Catégories: Fiction

    Créature magique issue du folklore scandinave, celtique et germanique, la figure légendaire de l’elfe a inspiré de nombreux auteurs de fantasy qui l’ont modelée à l’infini, créant des peuples entiers aux caractéristiques bien distinctes. Ainsi, plusieurs catégories d’elfes se côtoient dans un vaste éventail de romans («Les Annales du Disque-monde» de Terry Pratchett, l'«Héritage» de Christopher Paolini, «Artemis Fowl» d’Eoin Colfer, la saga du «Sorcelleur» d’Andrzej Sapkowski, etc.) formant un ensemble riche et complexe, où chaque créature possède des traits distincts. Ainsi, les Hauts Elfes valorisent l’amitié et vivent en harmonie avec les humains, les Elfes gris sont des protecteurs de la vie et des êtres mesquins, alors que les Elfes noirs incarnent plutôt des forces maléfiques, etc. Il existe également les Elfes aquatiques, sylvains et solaires qui maîtrisent respectivement l’eau, la terre et le feu (Jonas, 2008).

    De Riverdale à Riverdale: construction et renversement du mythe de la banlieue

    Soumis par Claudia Jessica Dubé le 09/02/2018

    Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, le déclin graduel de l’intérêt du public pour les superhéros (Wright: 72) incite certains joueurs de l’industrie de la bande dessinée à investir dans le genre moins exploité de la bande destinée humoristique destinée aux adolescents. Alors que la menace nucléaire représente un danger auquel les superhéros ne peuvent remédier de manière simple et définitive, les créateurs de bandes dessinées, malgré leurs nombreuses tentatives, échouent à offrir des solutions satisfaisantes et cohérentes à une situation réelle les inquiétant tout autant que le reste de la population (Wright: 72).

    «Marie Antoinette», de Sofia Coppola: on ne naît pas reine, on le devient

    Soumis par Julie Levasseur le 09/02/2018

    Privilégiant le privé au politique, le troisième long métrage de la cinéaste américaine Sofia Coppola, Marie Antoinette (2006), se présente comme un drame historique révisionniste. À la fois hué et acclamé lors de sa première projection au Festival de Cannes, le film propose une réactualisation du mythe de la dernière reine de France du point de vue du «deuxième sexe». Le présent article se penche sur la façon dont Coppola met en scène le processus de construction de l'identité féminine conduisant à l'isolement de la femme dans les structures de pouvoir masculines, ainsi que les moyens qui s'offrent à elle pour y échapper.

    Netflix: le refus de la futurité queer

    Soumis par Bonenfant, Luc le 08/11/2017

    Dans un documentaire de 2014 dont le titre –Do I Sound Gay?– en révèle de manière explicite le contenu, Ron Smyth, un professeur de linguistique de l’Université de Toronto, remarque que dans nos sociétés nord-américaines contemporaines, «un auditeur perçoit une voix à sonorité gaie comme une voix à sonorité féminine. Ceci indique un stéréotype d’ordre culturel. […] Les gens souhaitent que les hommes gais soient comme des femmes […]» (je traduis). De fait, comme l’explique ensuite le linguiste, si les gens souhaitent que l’homme gai soit comme une femme, c’est qu’il sera ainsi moins séditieux, qu’il pourra être rangé dans une catégorie qui reconduit en quelque sorte le confort de nos vies ordinaires et balisées. Pour frappante qu’elle soit, la remarque de Smyth reconduit un jugement de valeur attribué à ceux qu’on regroupe souvent trop rapidement sous l’étiquette du «monde ordinaire».

    Pourquoi l'Internet est-il le vecteur d'idées douteuses et fausses?

    Soumis par Marc Angenot le 02/11/2017

    Je propose de partir d’un article tout récent, justificatif de son éthique et de ses méthodes, paru dans le Monde: «Intox bête, réponse courte : comment nous adaptons notre réponse aux fausses informations. Face à la multiplication des petits et gros bobards, nous mettons à jour nos outils.» Le Monde, 10.07.2017 relève systématiquement et dément des informations dites «virales» qui circulent exponentiellement sur le web: 1. De la viande humaine a été trouvée dans des McDonald’s, les amateurs de big mac sont des anthropophages inconscients, victimes du Grand capital et de la mal-bouffe; et 2. la police nationale française s’apprête à autoriser ses agentes à porter un hijab intégral. Ce sont des «infos» qui circulent bel et bien sur les réseaux sociaux, et «massivement» dit le journal. 3. Accusée par des sites complotistes, la NASA se voit obligée de nier qu’elle ait établi des colonies d’enfants-esclaves sur Mars. Un « expert» interrogé par les complotistes d’Infowars a affirmé avec conviction que selon ses «sources» des enfants étaient enlevés pour devenir esclaves sur Mars. Ce qui suppose que la Nasa y entretient depuis longtemps des bases secrètes ... La NASA a publié un démenti sur son site officiel. Voir Le Monde, 03. 07. 2017. — Question pour vous: Pourquoi ses avocats ont-ils conseillé à la NASA de ne pas passer outre ?

    Johnny Cash: un héros aux mille et un visages

    Soumis par Jonathan Fruoco le 26/08/2017

    Les spectateurs sortant des salles de cinéma projetant l’ultime volet des aventures de Wolverine ont sans doute été surpris d’être accompagné hors de l’univers des X-Men par la voix rocailleuse de Johnny Cash, chantant l’une de ses dernières compositions, The Man Comes Around (Cash, 2002). Ce choix musical n’a évidemment rien d’étonnant lorsque l’on sait que James Mangold, réalisateur de Logan, a également réalisé un film biographique sur la vie de Johnny Cash, intitulé Walk the Line (2005). Ce n’est toutefois pas la première fois que la voix de Cash se fait entendre dans la culture populaire ces dernières années, puisqu’elle accompagne assez régulièrement des bandes annonces de blockbusters, illustre le parcours de personnages dans des séries télévisées et résonne ici et là dans la filmographie de Quentin Tarantino.

Pages