Nous accueillons dans cette section des articles individuels sur toute question ayant trait à la culture populaire contemporaine et qui ne s’inscrivent pas (pour l’instant) dans aucun des dossiers thématiques proposés.
 
La longueur des articles est variable. POP-EN-STOCK accepte une limite inférieure équivalente à sept ou huit pages (3000 mots), afin de favoriser la publication rapide, mais peut aussi accepter des articles beaucoup plus longs selon l’offre (n’étant pas limitée par un impératif de préservation de la forêt boréale).
 
POP-EN-STOCK étant en perpétuelle évolution, certains de ces articles seront éventuellement intégrés à de futurs dossiers thématiques au fur et à mesure de leur création, selon des critères de cohérence et de pertinence.

Zone Libre

Résultats de la recherche

    Monstres en soutane

    Soumis par Marc Angenot le 13/04/2019
    McGill University

    Type récurrent de «monstre» sanguinaire, objet tout spécial d’horreur et de dégoût, et instrument politique au premier chef, le monstre en soutane constitue déjà au XIXe siècle une des grandes figures criminelles de l´imaginaire social. Le récit des crimes du clergé illustre le combat de la République contre son ennemie par excellence. On connaît la formule, lancée au parlement par Gambetta en 1877 et dont, douze, quinze ans plus tard, le succès demeure inusable dans la France radicale:

    Casino Royale et son adaptation au cinéma : témoins d'une évolution de l'opinion publique

    Soumis par Bahl, Krystelle le 03/10/2018
    UQAM

    Ce n’est qu’en 2006 que le roman Casino Royale d’Ian Fleming a connu une adaptation cinématographique sérieuse. La production de la version de 1967 n’ayant jamais pu obtenir les droits d’auteurs, le film avait fini en parodie. Ainsi, réalisé plus de cinquante ans après la rédaction du roman, le nouveau Casino Royale comporte, dans sa trame narrative, de nombreuses modifications géopolitiques dues au changement d’époque: la guerre froide désormais finie, Bond affronte un Le Chiffre non pas à la solde de l’Union soviétique, mais d’organisations terroristes.

    Tactiques de recyclage culturel à l'oeuvre dans Call of Duty : Black Ops II

    Soumis par Eric Lancelot Dupuis le 03/10/2018
    UQAM

    Dans le contexte de réflexions sur les logiques formelles et internes des modes de création de produits provenant de franchises transmédiatiques contemporaines, il serait intéressant de se pencher sur la série Call of Duty, alors que le prochain titre, Black Ops IIII (2018), a été annoncé par la compagnie Activision quatre mois après la sortie de Call of Duty: WWII (2017).

    «Minority Report», «Lock out» et «The Purge»: la science-fiction comme reflet des enjeux carcéraux actuels

    Soumis par Daniel R. Pelchat le 03/07/2018

    La prison est un espace social où, derrière de hauts murs qui protègent des regards, la violence de l’État s’exerce dans toute sa nudité. Cette incapacité à voir ce qui se produit à l’intérieur de ces murs pour tous ceux qui sont situés à l’extérieur alimente une curiosité que l’imaginaire cherche à satisfaire. Ainsi, il n’est pas étonnant que les œuvres de fictions regorgent de représentations d’espaces carcéraux, que ce soit dans les livres, les films ou les séries télévisées.

    Guerre et complexité narratologique dans «Le tombeau des lucioles» de Isao Takahata

    Soumis par Karolyne Chevalier le 03/07/2018

    La guerre moderne vient à changer le rapport préalable que nous avions avec sa mise en fiction, d’abord dans la littérature puis ensuite au cinéma. Plusieurs remettent en question sa légitimité et celle des autorités qui la valident. Plus encore, les cinéastes et les écrivains montrent la volonté de faire contrepartie à cette représentation d’un idéal épique au profit d’un imaginaire, sinon plus réaliste, qui en révèle au moins les nuances. La guerre est décrite pour ce qu’elle implique de souffrances, de monstruosité et de terreur: le sentiment d’une fin. Pourtant, au-delà de la mort qui surplombe tout, l’humanité résiste en contrebas.

    La téléréalité comme acte littéraire

    Soumis par Charles Gauthier-Ouellette le 26/06/2018

    Des programmes de séduction télévisés aux émissions de survie en conditions extrêmes, force est de constater que la télévision au tournant du 21e siècle adhère à une toute nouvelle esthétique favorisant un contact direct avec le public. Dans ces programmes, les notions de spectateur et d’acteur se brouillent au profit d’une conception plus perméable des rôles. La téléréalité se donne ainsi le prétexte d’offrir un espace loin du script des émissions traditionnelles; en d’autres termes, elle cherche à capter le réel sans filtre. Le livre «Valérie par Valérie», signé LA RÉDACTION –groupe composé de plusieurs écrivains, dont Christophe Hanna en est le principal acteur–, cherche à transcrire le passage d’un paradigme X à un paradigme Y de la culture de masse à travers le discours d’une participante de l’émission «The Bachelor 2», diffusée en France au début des années 2000.

    Le multivers théologique de Philip Pullman

    Soumis par Laurence Guay-Leblanc le 12/05/2018
    Cégep Gérald-Godin
    Catégories: Idéologie, Fiction

    Au début du XVIIe siècle, un jeune poète anglais du nom de John Milton rêve d’écrire une grande épopée destinée à glorifier l’histoire de l’Angleterre. Toutefois, 30 ans plus tard, alors qu’il est devenu aveugle, il dictera plutôt à son copiste «Le Paradis perdu» (1657), poème théologique racontant la lutte de Satan contre Dieu lui-même, alors qu’il tente de corrompre les créatures de Dieu, Adam et Ève, en les incitant à goûter au fruit défendu, celui de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Trois siècles plus tard, ce poème de Milton inspirera un adolescent britannique du nom de Philip Pullman (1946-), qui est fasciné par le personnage de Satan, être perfide selon Milton. Or, le jeune Pullman ne peut s’empêcher de voir le Diable comme le Sauveur de l’humanité, comme l’être ayant permis aux hommes de voir le monde de manière claire et lucide, ce qui, des années plus tard, l’amènera à réécrire l’histoire du péché originel sous la forme d’une trilogie romanesque.

    De haut en bas: la figure de l’Elfe chez Tolkien et Rowling

    Soumis par Marie-Hélène Dion et Sylvie Vartian le 12/05/2018
    Cégep Gérald-Godin
    Catégories: Fiction

    Créature magique issue du folklore scandinave, celtique et germanique, la figure légendaire de l’elfe a inspiré de nombreux auteurs de fantasy qui l’ont modelée à l’infini, créant des peuples entiers aux caractéristiques bien distinctes. Ainsi, plusieurs catégories d’elfes se côtoient dans un vaste éventail de romans («Les Annales du Disque-monde» de Terry Pratchett, l'«Héritage» de Christopher Paolini, «Artemis Fowl» d’Eoin Colfer, la saga du «Sorcelleur» d’Andrzej Sapkowski, etc.) formant un ensemble riche et complexe, où chaque créature possède des traits distincts. Ainsi, les Hauts Elfes valorisent l’amitié et vivent en harmonie avec les humains, les Elfes gris sont des protecteurs de la vie et des êtres mesquins, alors que les Elfes noirs incarnent plutôt des forces maléfiques, etc. Il existe également les Elfes aquatiques, sylvains et solaires qui maîtrisent respectivement l’eau, la terre et le feu (Jonas, 2008).

Pages